Mali, un test de vérité pour les Lions de l’Atlas
Fort d’un succès inaugural maîtrisé face aux Comores, le Maroc joue gros vendredi soir à Rabat contre un Mali déjà sous pression. Derrière l’enjeu comptable d’une qualification anticipée en huitièmes de finale, ce duel du groupe A s’annonce comme un véritable bras de fer tactique, opposant la maîtrise marocaine à l’impact et à l’intensité des Aigles
Vainqueurs 2-0 lors du match d’ouverture face aux Comores, les Lions de l’Atlas abordent leur deuxième sortie avec l’ambition claire d’éviter tout calcul et de verrouiller au plus tôt leur billet pour les huitièmes de finale. En face, le Mali n’a plus vraiment le luxe d’attendre. Accrochés par la Zambie (1-1), les Aigles sont dos au mur et savent qu’un nouveau faux pas compliquerait sérieusement leurs chances dans un groupe A où chaque point pèse lourd.
Sur le papier, l’affiche promet un choc de styles. La clé du match pourrait se situer dans la bataille du milieu et la gestion des transitions. Le Maroc cherchera à imposer son jeu de possession, structuré autour de la qualité technique de ses milieux, avec un rôle central attendu pour Azzedine Ounahi, dont Walid Regragui rappelle qu’ « au sommet de son niveau, il fait basculer l’équipe dans une autre dimension » . Face à eux, les Maliens miseront sur leur densité physique, leur agressivité à la récupération et leur capacité à se projeter vite en contre, incarnée par des profils rompus aux joutes européennes, à l’image de leur capitaine Yves Bissouma.
Vers un match « très équilibré » Conscient du défi, Regragui ne s’attend pas à un adversaire recroquevillé. « Le Mali a de la personnalité, de la maîtrise technique et va vouloir se créer des occasions » , a-t-il prévenu, évoquant un match « très équilibré » face à une équipe « pétrie de talents » . Une configuration qui pourrait offrir des espaces, mais aussi exposer les Lions s’ils manquent d’efficacité ou de rigueur défensive. D’autant que le groupe marocain doit composer avec des incertitudes physiques, notamment autour d’Achraf Hakimi, même si l’essentiel de l’effectif est opérationnel.
Les Aigles déterminés à surprendre les Lions de l’Atlas
Côté malien, le discours est sans détour. Tom Saintfiet assume la pression et reconnaît le statut du Maroc, « favori logique pour le titre » , tout en martelant que son équipe « n’a pas droit à l’erreur » . Déterminés à surprendre le pays hôte, les Aigles ont affûté leurs armes au Complexe Mohammed VI, affichant un état d’esprit combatif mais libéré, à l’image des propos de Mahamadou Doumbia, promettant un Mali « sans pression » mais résolument tourné vers la victoire.
L’historique des confrontations penche nettement en faveur des Lions de l’Atlas, des larges succès de la CAN 2004 aux qualifications du Mondial 2018. Mais dans le contexte d’une CAN à domicile, face à un adversaire acculé, ces références comptent moins que la capacité à répondre à l’intensité du moment. À Rabat, le Maroc joue non seulement une qualification, mais aussi la confirmation de son statut. Le Mali, lui, joue sa survie. Un cocktail idéal pour un choc à haute tension où le moindre détail pourrait faire basculer le scénario.
Source de l’article : Le Desk



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