Le Sénégal et la RD Congo se tiennent en échec, la qualification pour les 8es de finale de la CAN attendra
Alors que les chocs s’enchaînent dans cette deuxième journée de la CAN 2025, le Sénégal et la République démocratique du Congo se sont retrouvés trois mois après la rencontre qui a coûté une qualification directe à la RDC pour le prochain mondial. Malgré une domination sénégalaise, les Lions de la Téranga n’ont pas réussi à prendre le dessus sur la RD Congo (1-1), ce samedi à Tanger.
Contre le cours du jeu, les joueurs de Sébastien Desabre ont cru piéger Sadio Mané et les siens. D’une belle volée, Aaron Wan-Bissaka a transpercé Édouard Mendy (14e). La joie congolaise a été douchée par le drapeau levé : auteur de la remise, Théo Bongonda était hors-jeu.
Derrière cet avertissement, les occasions sénégalaises se sont multipliées. À deux reprises, Ismaïla Sarr a manqué l’ouverture du score : d’abord en ratant sa reprise à l’entrée de la surface (17e), puis en ne cadrant pas à bout portant (26e).
Si le Sénégal de Pape Thiaw a cherché à faire la différence collectivement, Iliman Ndiaye a aussi déséquilibré la défense congolaise à la 22e minute. Il a trouvé Sadio Mané sur le côté gauche de la surface, dont le centre n’a pas été converti par Nicolas Jackson, trop imprécis dans sa frappe.
Il a fallu attendre la fin de la première période pour voir le premier tir cadré sénégalais. À près de trente mètres, Pape Gueye a tenté sa chance au premier poteau, obligeant Lionel Mpasi à se coucher pour détourner le ballon en corner.
De retour des vestiaires avec des intentions plus affirmées, la République démocratique du Congo a rapidement mis la défense sénégalaise sous pression. Arthur Masuaku a fait frissonner le camp sénégalais d’une frappe puissante du gauche depuis la gauche de la surface, obligeant le gardien d’Al Ahli à intervenir (53e).
Cette montée en puissance a fini par être récompensée à l’heure de jeu. Sur une sortie de balle parfaitement menée, Bongonda a été servi dans la course dans la surface. Sa frappe, trop axiale, a été mal repoussée par Mendy et Cédric Bakambu, à l’affût, a suivi pour pousser le ballon au fond des filets, concrétisant le bon retour des Léopards (61e).
Entré après l’ouverture du score congolaise, Ibrahim Mbaye a immédiatement apporté. Après une longue percussion balle au pied, l’ailier du PSG a remonté une trentaine de mètres avant de manquer son face-à-face avec Mpasi. Bien placé, Sadio Mané a su temporiser pour conclure et remettre le Sénégal à hauteur (69e). Touché sur l’accélération de Mbaye, Masuaku a été contraint de céder sa place dans la foulée, visiblement sérieusement touché.
Le fait : l’entrée d’Ibrahim Mbaye
Installé dans la rotation de Luis Enrique au Paris-SG cette saison, Ibrahim Mbaye continue aussi de marquer des points auprès de Pape Thiaw. Déjà auteur d’une entrée convaincante contre le Botswana (3-0), le numéro 27 sénégalais a fait planer un danger constant sur la défense de la RD Congo. Entré en jeu à la place d’un Ismaïla Sarr trop discret, Mbaye est arrivé avec beaucoup d’envie, parfois à la limite de la précipitation.
Positionné sur l’aile droite, le Lionceau de la Teranga a mis à profit sa vitesse et sa qualité technique pour percuter, faire reculer le bloc congolais et provoquer deux fautes. Sur l’égalisation de Sadio Mané, il a porté le ballon depuis le milieu de terrain jusque dans la surface, zigzaguant entre plusieurs défenseurs adverses. Comme souvent, Mbaye a manqué de finesse dans le dernier geste, une lacune qu’il compense par son impact physique et sa capacité à créer des déséquilibres.
Source de l’article : L'Équipe



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