faute des cadors, le couac de l’affluence : que retenir du début de la Coupe d’Afrique des Nations ?
Le Maroc s’en frotte les mains : les Lions de l’Atlas, tombeurs des Comores (2-0) avec une bicyclette d’Ayoub El Kaabi déjà candidate au titre de but du tournoi, peuvent composter leur ticket pour les huitièmes de finale ce vendredi en cas de succès face aux Aigles. Dans chaque groupe, des qualifiés pourraient d’ailleurs être connus après seulement deux journées. Mais le suspense restera de mise jusqu’au bout de la phase de poules puisque les quatre meilleurs troisièmes accéderont aussi aux huitièmes de finale.
Parmi les cadors, l’Algérie a poussé un ouf de soulagement particulier dans le groupe E. Portés par un doublé de leur capitaine Riyad Mahrez, les Fennecs ont décroché face au Soudan (3-0) leur première victoire à la CAN après six ans et six matches de disette.
Citée parmi les grands outsiders de la compétition, la République démocratique du Congo a dû s’employer pour se défaire du Bénin dans la poule D (1-0). Cette rencontre, scellée par un but de l’ancien Genkois Théo Bongonda, a été marquée par un couac insolite.
En seconde période, le VAR (assistance vidéo à l’arbitrage) est en effet tombé en panne durant une vingtaine de minutes. Or une situation litigieuse a eu lieu dans la surface de réparation de la RDC à l’approche de l’heure de jeu. Les Béninois ont réclamé un penalty à l’arbitre sud-africain Tom Abongile pour une prétendue faute de main du défenseur Chancel Mbemba, passé par Anderlecht. Mais en raison de la panne du VAR, les images n’ont pas pu être analysées.
Depuis l’entame de la CAN, plusieurs stades marocains ont peiné à se remplir, le public ne répondant que trop peu présent. Le comité d’organisation marocain, désireux d’offrir une organisation parfaite avant d’accueillir la Coupe du monde 2030 conjointement avec le Portugal et l’Espagne, a donc pris une mesure forte pour résoudre le problème.
Avec l’accord de la Confédération africaine de football (CAF), l’accès aux tribunes est désormais gratuit pour les supporters environ vingt minutes après le coup d’envoi, afin de remplir les stades lors de certains matches. La mesure, qui ne s’applique pas aux rencontres du Maroc, remporte un certain succès : lors d’Égypte – Zimbabwe, par exemple, les écrans du stade Adrar d’Agadir ont renseigné une affluence de 28.199 spectateurs en fin de match alors qu’ils n’étaient qu’un petit millier lors des hymnes nationaux.
La mesure ne s’applique pas aux rencontres du Maroc et de l’Algérie, pour lesquelles toutes les places avaient été vendues. Mais des milliers de sièges étaient tout de même vacants lors de Maroc – Comores et Algérie – Soudan.
Selon une source proche de l’organisation contactée par le quotidien sportif L’Équipe, « le problème serait le marché noir, que ce soit sur le match de l’Algérie ou du Maroc. Des spécialistes de la revente ont acheté en gros, mais ils n’ont pas anticipé qu’on avait changé le système pour l’éviter. Avec les applications sur téléphone comme Afcon ticket, les échanges n’étaient plus aussi simples et ils se sont retrouvés avec plein de tickets qu’ils n’ont pu vendre. » Les places vendues sur le marché noir auraient par ailleurs atteint des prix exorbitants.
Le choc Maroc – Mali est à suivre en direct commenté avec la RTBF dès 21 heures ce vendredi !
Source de l’article : RTBF



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