Le Parlement algérien adopte à l’unanimité une loi criminalisant la colonisation française

Les députés ont applaudi le texte qui fait porter à l’État français « la responsabilité juridique de son passé colonial en Algérie et des tragédies qu’il a engendrées » . Il liste les « crimes de la colonisation française » , jugés imprescriptibles : « essais nucléaires » , « exécutions extrajudiciaires » , « pratique de la torture physique et psychologique » à large échelle et « pillage systématique des richesses » .

Le torchon brûle entre Paris et Alger et les tensions ont atteint leur paroxysme plus tôt dans l’année lorsque les deux pays ont rappelé leurs ambassadeurs et expulsé de façon réciproque des diplomates.

Ces tensions ont également été marquées par l’arrestation de plusieurs journalistes dont l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal et le journaliste sportif Christophe Gleizes.

M. Sansal, finalement gracié par le président algérien et libéré, était accusé d’ « atteinte à l’unité nationale » après des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières, où il estimait que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de régions de l’ouest du pays comme Oran et Mascara, appartenant précédemment, selon lui, au Maroc. Son incarcération avait envenimé une brouille entre Paris et Alger déclenchée en juillet 2024 lorsque la France a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.

Source de l’article : RTBF