Financement innovant et développement durable : Marrakech mise sur la gouvernance financière
Cette étude figure parmi les activités qui visent à doter la ville de Marrakech de mécanismes pour améliorer sa gouvernance financière.
Solvabilité : Il s’agit de fournir un appui opérationnel visant à renforcer le système de gestion des finances publiques (GFP) de Marrakech, sa solvabilité financière et son cadre de financement tout en assurant leur alignement avec les priorités de développement durable de la ville.
Marrakech veut renforcer sa gouvernance financière. C’est ainsi qu’une étude vient d’être lancée pour la réalisation d’un diagnostic financier de la commune de Marrakech et son accompagnement à la mise en œuvre de réformes prioritaires. Il s’agit aussi de fournir un appui opérationnel visant à renforcer son système de gestion des finances publiques (GFP), sa solvabilité financière et son cadre de financement tout en assurant leur alignement avec les priorités de développement durable de la ville de Marrakech. Cette initiative rentre dans le cadre du renforcement du développement durable de la ville de Marrakech à travers une planification et un financement innovant. Ainsi, le ministère de la transition énergétique et du développement durable, la commune de Marrakech et le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont conçu le Programme « Marrakech ville durable » (MVD) avec le concours financier du Fonds pour l’environnement mondial dans le cadre de son programme d’impact pour les villes durables. « Ce programme, qui s’étend sur une durée de 5 ans, vient accompagner la ville de Marrakech dans l’amélioration des conditions-cadre relatives à la planification urbaine durable et à renforcer les actions de développement durable au niveau de la ville par la mise en place d’actions ciblées » , affirment les initiateurs de ce projet qui vise, selon la même source, à renforcer le développement urbain intégré, résilient et durable au niveau de la ville, et ce à travers une approche multisectorielle permettant l’élaboration d’outils de planification territoriale et financière innovants, la promotion de solutions basées sur la nature et la mise en place d’infrastructures et de solutions durables à faible émission de carbone dans différents secteurs. Ledit projet comporte plusieurs composantes structurantes, à savoir le renforcement de l’urbanisme durable et intégré de Marrakech, les investissements intégrés durables, sobres en carbone, résilients et relatifs à la conservation et la restauration des terres, le financement innovant et programmes de mise à l’échelle généralisés par des investissements urbains durables et plaidoyer, échange de connaissances, renforcement des capacités et partenariats. L’étude lancée rentre dans le cadre des activités de la composante liée au financement innovant et aux programmes de mise à l’échelle généralisés par des investissements urbains durables. Elle aborde en premier lieu les modalités d’amélioration de la gouvernance financière et la solvabilité de la commune de Marrakech ainsi que les conditions propices à l’évolution du cadre de financement de la ville et proposer ensuite, sur la base de concertations avec les acteurs clés, les modèles d’affaires et mécanismes de financement innovants adaptés aux besoins de la ville et engageant le secteur privé. « Les résultats de cette 3ème composante du projet serviront de base pour doter la ville de Marrakech d’un cadre de financement local intégré (INFF) axé sur le développement durable, favorisant une approche intégrée et cohérente du financement du développement territorial » , explique la même source.
Cette composante se traduit par les trois produits, à savoir l’appui à la ville de Marrakech pour améliorer sa solvabilité pour l’intensification des investissements durables, y compris l’examen des cadres juridiques existants, la collecte et la gestion des revenus et la planification des immobilisations, des modèles d’affaires, de revenus et d’approvisionnement innovants et nouveaux pour engager le secteur privé sont spécifiés et conçus pour la ville de Marrakech, des mécanismes financiers innovants sont conçus et testés dans la ville de Marrakech. Cette étude figure parmi les activités qui visent à doter la ville de Marrakech de mécanismes pour améliorer sa gouvernance financière. En effet, la ville fait face à plusieurs défis liés à la gestion et à la mobilisation de ses ressources financières. « Bien qu’elle dispose d’une certaine capacité d’endettement régie par la législation nationale (notamment via le recours au Fonds d’équipement communal – FEC), la Commune reste fortement dépendante des transferts de l’État. Ses recettes propres, bien que diversifiées, demeurent faiblement mobilisées en raison de limites structurelles : complexité du système fiscal local, faibles taux de recouvrement, absence de mise à jour régulière des bases foncières et fiscales, et poids de l’économie informelle. Ces contraintes réduisent la marge de manœuvre pour le financement de projets structurants ou climatiques à long terme » , précise la même source. Et d’ajouter : « Marrakech fait face à une pression croissante sur les dépenses publiques, notamment pour l’entretien des infrastructures, la fourniture des services essentiels et la transition énergétique. Cette situation est d’autant plus critique en l’absence de mécanismes de financement diversifiés et très faible implication du secteur privé.
Dans ce contexte, le renforcement des capacités, l’amélioration du système de gestion des finances publiques et l’optimisation des flux de financement apparaissent comme des leviers essentiels pour améliorer la solvabilité financière de la commune qui est un critère déterminant pour les investisseurs privés, dont la participation est recherchée dans le développement de modèles commerciaux et de mécanismes de financement innovants tel que prévu dans le cadre de cette composante 3 du projet MVD. L’évaluation des pratiques actuelles permettra d’identifier des leviers d’action concrets pour doter la commune d’outils modernisés et adaptés aux exigences d’un développement urbain durable » .
Source de l’article : Aujourd'hui le Maroc



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