la FMEJ appelle à la suspension de la « réforme »
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Au cours de cette quatrième session, le Conseil national fédéral de la FMEJ a planché sur diverses questions et défis auxquels le secteur national de la presse est confronté et le contexte général que vit le secteur, dans lequel la question professionnelle est devenue une question sociétale par excellence.
La Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) a tenu la quatrième session de son Conseil national fédéral le samedi 20 décembre 2025 à Laayoune, et c’était l’occasion d’une réunion des entreprises de presse de toutes les régions du Royaume dans le Sahara marocain, et une nouvelle expression de la fierté de la Fédération de s’engager dans la bataille de défense de l’unité territoriale de notre pays.
Le choix de se réunir dans la ville de Laayoune est de renouveler les liens avec la presse dans les trois provinces du Sud, et de travailler avec eux afin de poursuivre leur réhabilitation, de suivre le rythme de leur croissance et de renforcer ses efforts, dans le cadre d’une organisation professionnelle dans ces régions.
Au cours de cette quatrième session, le Conseil national fédéral de la FMEJ a planché sur diverses questions et défis auxquels le secteur national de la presse est confronté et le contexte général que vit le secteur, dans lequel la question professionnelle est devenue une question sociétale par excellence.
Dans son communiqué à l’issue de cette 4e session, le Conseil national réitère que la Fédération marocaine des éditeurs de journaux a exigé dès le démarrage de ce chantier de réforme, le respect du choix démocratique et de l’organisation d’élections régulières pour renouveler la composition du Conseil national de presse, et ne pas surseoir à la tenue de ces élection sous prétexte de l’examen des lois régissant le secteur.
Pourtant, le ministère de tutelle et une partie professionnelle ont choisi le contraire de cela, et dans un effort pour tailler la construction de l’institution d’autorégulation sur des intérêts égoïstes et de contrôle, déplore la FMEJ.
Ainsi, tous les développements et les décisions étaient le résultat de ce désir de dominer, et d’exclure la FMEJ, jusqu’à la suspension de l’institution d’autorégulation et la nomination d’une commission provisoire par le gouvernement au sein de l’association soutenant l’exécutif et jusqu’à ce que la manœuvre complète soit exposée à la fin à travers la vidéo publiée par son collègue Hamid Al-Mahdaoui, et cela s’est transformé en un terrible scandale pour la profession et pour l’image publique du pays.
Le Conseil de la FMEJ a souligné le sentiment de choc et de ressentiment concernant cette vidéo divulguée, qui appelait à l’intervention judiciaire envers la commission provisoire, le comité d’éthique suite aux terribles violations des conditions de la justice disciplinaire équitable, y compris ce qui a affecté la dignité de la défense de Hamid Al Mahdaoui. Il déplore que la commission continue de gérer le secteur malgré l’expiration de son mandat légalement.Aussi, le Conseil national demande-t-il de suspendre la réforme en cours aujourd’hui au Conseil des conseillers en suspendant l’examen du projet de loi sur la réorganisation du Conseil national de la presse parce qui découlent de la même mentalité de complot que les vidéos d’Al Mahdaoui ont exposés.
Il appelle à arrêter toutes les manœuvres en cours et à ouvrir un dialogue professionnel sérieux et responsable pour formuler un nouvel horizon pour l’autorégulation dans l’horizon d’un examen complet des lois du secteur et du système de soutien public et de la presse et de l’indépendance de la presse et de l’indépendance de la profession.
Le Conseil national de la FMEJ a d’ailleurs alerté le ministère de tutelle sur le retard apparent aujourd’hui dans le début du processus de renouvellement de la carte professionnelle, en raison de l’expiration du mandat de la commission provisoire.
Le Conseil fédéral enregistre, en relation avec ce qui précède, l’absence de toute véritable consultation entre le gouvernement et la composante principale de la représentativité des éditeurs dans la préparation du nouveau système de soutien public, et l’émission par le gouvernement du décret de soutien sans la participation des professionnels.
Le Conseil souligne également les problèmes de distribution de journaux papier et le retard dans la perception de leurs cotisations auprès de la seule société de distribution, ainsi que les difficultés rencontrées par les petites entreprises de presse qui ont été exclues du soutien des imprimeries en vertu du nouveau décret ministériel, qui menace leur extinction.
Source de l’article : EcoActu



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