Cadmium : faute d’arrêter de manger pain et patates, il est urgent d’agir sur la contamination des sols

Cadmium : faute d’arrêter de manger pain et patates, il est urgent d’agir sur la contamination des sols

« Il y a une augmentation obstinée et constante de l’exposition de la population française au cadmium » , constate Matthieu Schuler, directeur de l’évaluation des risques à l’agence sanitaire Anses. « Plus de la moitié des 45-64 dépassent les valeurs de référence » , indique Géraldine Carne, qui a coordonné une nouvelle expertise, dévoilée ce mardi 24 mars. Plus d’un tiers des enfants de moins de trois ans « a déjà dépassé les valeurs biologiques repères » .. Et la surexposition s’accélère particulièrement chez les enfants.

Le cadmium, un métal, s’accumule dans l’organisme et il faut de 10 à 30 ans pour l’éliminer. La plupart de ses effets négatifs apparaissent après soixante ans : plus de fractures osseuses et d’ostéoporose, des problèmes rénaux, un risque supplémentaire d’apparition de certains cancers (pancréas, vessie, sein, prostate..), un risque cardiovasculaire accru… La population française est trois à quatre fois plus imprégnée que beaucoup de nos voisins européens et que les Américains.

Le taux important du cadmium dans les engrais importés en France, beaucoup venant du Maroc où les roches sont particulièrement chargées en ce métal, est déjà bien identifié. En 2019, l’Anses avait déjà recommandé des taux maximum plus drastiques dans les engrais : 20 mg/kg, alors que la norme actuelle européenne est de 60 mg/kg. Et la norme française encore plus laxiste : 90 mg/kg.

Pour cette nouvelle expertise, l’Agence assure avoir évalué…

Source de l’article : Ouest-France

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