1.000 postes pour l’enseignement de l’amazighe en 2026

Le gouvernement a décidé d’allouer 1.000 postes spécifiques aux enseignants de la langue amazighe au titre de l’année 2026, a annoncé, jeudi à Rabat, le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas.

Intervenant lors du point de presse tenu à l’issue du Conseil de gouvernement, Baitas a souligné l’évolution notable du nombre de postes consacrés à l’enseignement de l’amazighe, passés d’environ 200 en 2020 à 1.000 en 2026. Cette dynamique s’inscrit également dans le cadre des filières ouvertes au niveau de l’enseignement supérieur, a-t-il précisé.

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Le porte-parole du gouvernement a insisté sur l’importance stratégique de ce chantier pour l’Exécutif, rappelant à cet égard les acquis enregistrés ces dernières années en matière de promotion et de généralisation de l’usage de la langue amazighe.

Création d’un fonds dédié à l’utilisation de l’amazighe

Parmi les mesures phares engagées, Baitas a cité la création d’un Fonds d’appui à l’utilisation de l’amazighe, doté de ressources budgétaires destinées à financer les programmes supervisés par le gouvernement. Ce fonds soutient notamment les projets liés à la modernisation de l’administration et à l’intégration de l’amazighe au sein des départements ministériels, des établissements publics et des collectivités territoriales.

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Le ministre délégué a également fait état de la mise en place d’une Direction de développement de l’utilisation de la langue amazighe au sein du ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration. Cette structure a adopté plusieurs mesures, dont l’installation de lignes téléphoniques gérées par des agents maîtrisant l’amazighe afin d’assurer l’information et l’accompagnement des usagers.

Enfin, des agents maîtrisant la langue amazighe ont été mobilisés au niveau des départements centraux et déconcentrés, en particulier dans les secteurs à forte affluence tels que la santé, la justice et la culture, afin de garantir un meilleur accès des citoyens aux services publics, a conclu Mustapha Baitas.

Source de l’article : Lebrief