Pratiques économiques et bonne gouvernance : Le Conseil de la concurrence et l’INPPLC s’allient

Le Conseil de la concurrence et l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption (INPPLC) ont signé, jeudi à Rabat, une convention de coopération visant à renforcer la coordination et la complémentarité institutionnelles entre les deux instances constitutionnelles indépendantes. L’objectif est de promouvoir la transparence, l’intégrité, la régulation des pratiques économiques et la bonne gouvernance.

Signée par le président du Conseil de la Concurrence, Ahmed Rahhou, et le président de l’INPPLC, Mohamed Benalilou, cette convention s’inscrit pleinement dans les missions confiées aux deux institutions par la Constitution et les lois qui les régissent.

M. Rahhou a souligné que cet accord instaure un cadre structuré d’échange d’informations, de partage d’expertises et de coordination sur des dossiers pouvant concerner aussi bien le secteur public que privé. « Cette convention constitue une pierre angulaire permettant aux institutions de conjuguer leurs efforts, chacune selon ses prérogatives, pour protéger le citoyen et le consommateur contre les dérives du marché » , a-t-il précisé.

Pour sa part, M. Benalilou a mis en avant la portée qualitative de ce partenariat. Selon lui, la lutte contre la corruption ne se limite plus à la sphère publique mais englobe également le secteur privé dès lors que les pratiques dévient des règles de probité et de concurrence loyale. Il a ajouté que le renforcement de l’intégrité des affaires nécessite une complémentarité institutionnelle pour prévenir les interférences entre corruption économique et pratiques anticoncurrentielles.

La convention prévoit notamment :

Le renforcement de la prévention et de la répression des pratiques anticoncurrentielles et de la corruption.

Le développement d’actions conjointes de formation, de renforcement des capacités et d’échanges d’expertise dans les domaines de la concurrence, de l’éthique des affaires et de la gouvernance.

L’organisation de conférences, séminaires et ateliers de sensibilisation sur des thématiques d’intérêt commun.

La mise en place d’un mécanisme de suivi et de coordination pour assurer l’exécution effective des dispositions de la convention.

Cette initiative marque une étape majeure dans la consolidation de la coopération institutionnelle au service d’une économie nationale plus transparente, compétitive et fondée sur les principes d’intégrité et de responsabilité.

Source de l’article : Industries Du Maroc