Washington sollicite l’appui sécuritaire du Maroc pour la « phase deux » du plan de paix , H24info

Washington a annoncé mercredi l’entrée dans la deuxième phase de son plan visant à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, une étape décisive marquée par une demande explicite d’appui sécuritaire au Maroc.

Cette évolution intervient alors que les factions palestiniennes ont validé la formation d’un comité transitoire de gouvernance, ouvrant la voie à une reconfiguration politique du territoire. Dans ce contexte, les États‑Unis intensifient leurs consultations avec plusieurs partenaires régionaux, dont le Maroc, appelé à jouer un rôle sécuritaire dans la stabilisation de Gaza.

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L’envoyé spécial américain Steve Witkoff a officialisé sur X le lancement de cette « phase deux » du plan en 20 points défendu par Donald Trump. Cette étape doit permettre de passer du cessez‑le‑feu à une séquence plus ambitieuse : démilitarisation du Hamas, mise en place d’une gouvernance technocratique et début de la reconstruction. Le cessez‑le‑feu, obtenu sous forte pression américaine, est en vigueur depuis le 10 octobre, deux ans après le déclenchement de la guerre.

Au cœur de cette transition se trouve un comité palestinien de 15 membres, validé au Caire après des pourparlers menés sous médiation égyptienne. L’ancien vice‑ministre palestinien Ali Shaath doit en prendre la tête. L’objectif est de déployer rapidement cet organe pour gérer les services essentiels dans un territoire ravagé par la crise humanitaire. Le Hamas, le Jihad islamique et d’autres factions ont annoncé soutenir sa mise en place, tandis que la présidence palestinienne, basée à Ramallah, a également donné son aval.

Mais derrière ce consensus institutionnel, le point de friction majeur reste le « désarmement du Hamas » , exigé par Washington et inscrit noir sur blanc dans la feuille de route américaine.

Appui sécuritaire

Dans ce dispositif, Washington cherche à s’appuyer sur plusieurs partenaires régionaux pour sécuriser la transition. Selon des sources diplomatiques citées par la presse marocaine, les États‑Unis ont sollicité le Maroc pour contribuer à la stabilisation du territoire, notamment dans le domaine de la formation sécuritaire et du soutien institutionnel. Rabat, qui entretient une relation stratégique avec Washington et dispose d’une longue expérience dans les missions de maintien de la paix, est perçu comme un acteur capable d’apporter une expertise sans susciter de rejet local.

Le futur Conseil de la paix, chargé de superviser la transition et présidé par Donald Trump, sera représenté sur le terrain par le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, ancien envoyé de l’ONU pour le processus de paix au Moyen‑Orient. Il a déjà entamé des consultations en Israël et en Cisjordanie. La composition complète du Conseil devrait être annoncée prochainement, plusieurs médias évoquant la participation d’une quinzaine de dirigeants internationaux.

Source de l’article : H24info