WAM Morocco 2026 : énergie renouvelable et IA, les préalables pour une industrie durable, intelligente et souveraine
La deuxième journée du WAM Morocco 2026 a mis l’accent sur les leviers concrets de la transformation industrielle. Débats et échanges ont porté sur l’énergie renouvelable, l’intelligence artificielle, la logistique et les compétences. L’événement a souligné la nécessité de concilier performance économique, innovation technologique et transition durable, en renforçant la compétitivité, la souveraineté industrielle et la résilience des chaînes de valeur locales.
Alors que la première journée du WAM Morocco 2026 a esquissé les grandes orientations de l’industrie du futur, entre souveraineté technologique et attractivité des investissements, la deuxième journée a recentré les échanges sur les leviers concrets de la transformation industrielle. Énergie renouvelable, intelligence artificielle, logistique et compétences ont structuré cette journée orientée solutions.
L’événement a mis en perspective les choix stratégiques nécessaires pour accompagner la montée en puissance de l’industrie, tout en conciliant performance économique, innovation technologique et transition durable. Les échanges ont d’abord insisté sur la nécessité de développer des écosystèmes industriels alimentés par des énergies renouvelables. La croissance rapide des data centers et des usages de l’intelligence artificielle entraîne une forte demande énergétique. Intégrer le solaire et l’éolien dès la conception des zones industrielles permet de sécuriser l’approvisionnement, de réduire les coûts et de limiter l’empreinte carbone.
Cette approche renforce la compétitivité industrielle tout en répondant aux enjeux climatiques. La question de la souveraineté industrielle a ensuite été abordée sous l’angle de la deep-tech et de l’IA. L’objectif est de structurer des chaînes de valeur locales capables de couvrir l’ensemble du cycle, de la recherche à la production. L’IA devient un outil d’optimisation des procédés et de réduction des consommations énergétiques. Cette dynamique positionne l’industrie comme un moteur de décarbonation et un levier de création de valeur durable.
La transformation des systèmes de transport et de logistique a occupé une place centrale dans les débats. Les modèles linéaires montrent leurs limites face aux exigences de résilience et de durabilité. Le développement de réseaux connectés, combinant rail, ports et routes, permet d’améliorer la fluidité des flux.
L’exploitation des données et des outils numériques optimise les délais, réduit les coûts et sécurise les chaînes d’approvisionnement à l’échelle régionale. Les partenariats public-privé ont été présentés comme un levier structurant à même d’accélérer les projets industriels. En partageant les risques et les investissements, ces partenariats facilitent la réalisation d’infrastructures complexes. Ils favorisent également une meilleure coordination entre acteurs publics et privés.
Dans les secteurs du transport et de l’énergie, ce modèle apparaît comme un catalyseur de performance et de rapidité d’exécution. La souveraineté numérique a été abordée à travers la convergence entre intelligence artificielle, blockchain et cybersécurité. Héberger une industrie intelligente suppose des infrastructures robustes et sécurisées. La protection des données et des systèmes industriels devient un enjeu stratégique.
Anticiper les risques cyber dès la conception des projets permet de renforcer la résilience des installations et de garantir la continuité des activités industrielles. Enfin, la question des compétences a clôturé les débats avec un message clair. L’investissement technologique doit impérativement s’accompagner d’un investissement dans le capital humain. Former des profils capables d’opérer des systèmes industriels avancés est devenu essentiel. Au-delà de l’IA, les compétences transversales, l’adaptabilité et la capacité à gérer des environnements complexes feront la différence dans l’industrie de demain.
Redouane El Haloui
Président de l’APEBI « Aujourd’hui, les industriels ont besoin du digital pour améliorer leur productivité. Notre rôle est de créer un pont entre l’industrie qui produit et les entreprises des technologies de l’information, afin d’accélérer la transformation. L’écosystème repose sur plusieurs acteurs : les PME industrielles consommatrices, les startups exploratrices de l’innovation, les PME technologiques bâtisseurs du digital et l’offshoring comme levier de compétences. Le Technopark et l’offshore ont permis de développer ces compétences, mais il reste à transformer ce potentiel en valeur. Les PME technologiques jouent un rôle central, accompagnant concrètement les entreprises dans leur digitalisation. L’intelligence artificielle renforce l’urgence de disposer de données propres pour garantir performance et exécution. La stratégie Digital Morocco 2030 a posé les fondations ; aujourd’hui, il faut accélérer sa mise en œuvre pour tirer pleinement parti du digital et de l’IA. » Anas Benhaddou
Vice-president, Power Products, Home & Distribution – Schneider Electric, Morocco « Nous sommes ravis d’être au WAM Morocco pour présenter les ambitions du Maroc et les solutions de Schneider Electric. La stratégie du Royaume repose sur quatre axes : transition énergétique, avec 50% d’énergies renouvelables et 20% de réduction de la consommation d’ici 2030 ; industrialisation, faisant du Maroc un hub régional et mondial, notamment dans l’automobile, l’aéronautique et les gigafactories ; digitalisation et intelligence artificielle, avec des data centers souverains et l’optimisation des processus industriels ; et infrastructures, liées à la Coupe du monde 2030 et au développement de stades, ports, aéroports et bâtiments. Schneider Electric accompagne ces quatre piliers avec des solutions adaptées à l’industrie, aux bâtiments, aux infrastructures et aux data centers. Notre présence locale repose sur un siège régional, un centre de formation pour la montée en compétences et un centre de distribution garantissant la disponibilité des produits. Nos solutions digitalisent les infrastructures, collectent et exploitent les données via l’IA, anticipent les besoins et optimisent la consommation énergétique, offrant efficacité et résilience dans tous les segments. » Abdelhafid Marzak / Les Inspirations ÉCO
Source de l’article : LesEco.ma



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