Volotea débarque à Brussels Airport en 2026 et renforce ses vols depuis Charleroi et Lille : voici ce que les voyageurs belges doivent savoir
Charleroi reste une option intéressante pour les courts séjours
Si Brussels Airport fait figure de nouveauté, Charleroi reste un pilier de la présence de Volotea en Belgique. Depuis Brussels South Charleroi Airport, la compagnie propose déjà plusieurs liaisons saisonnières, notamment vers Nantes, Bordeaux et Nice.
Taxes, retrait de Ryanair, emplois menacés : l’alerte de l’aéroport de Charleroi, « aucune autre compagnie ne va prendre le relais, le mal est fait » D’un point de vue pratique, Charleroi conserve un avantage tarifaire sur certains vols, avec des prix souvent très compétitifs lorsqu’ils sont réservés à l’avance, comme l’indique la compagnie sur son site officiel.
Lille, un atout majeur à quelques kilomètres de la frontière
Pour les voyageurs belges du nord du pays, mais aussi pour ceux prêts à parcourir quelques dizaines de kilomètres, l’aéroport de Lille-Lesquin joue un rôle clé. Volotea y a fait de Lille l’une de ses principales bases en Europe, avec un réseau très dense vers la France, l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou encore le Maroc.
La compagnie a confirmé un renforcement de sa présence à Lille à l’horizon 2026, avec l’arrivée d’un troisième avion basé sur place et l’ouverture de nouvelles liaisons. Pour les voyageurs belges, cela signifie davantage de vols directs et souvent des horaires ou des tarifs plus attractifs que depuis les aéroports nationaux.
Le retrait de Ryanair ouvre des opportunités, mais sans garanties
Cette actualité s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre Ryanair et certains aéroports belges, notamment Charleroi. La compagnie irlandaise a récemment évoqué la suppression de plusieurs lignes, invoquant l’augmentation des taxes fédérales et communales. Ces annonces suscitent des interrogations chez les voyageurs, inquiets de voir disparaître certaines liaisons populaires.
Ryanair menace de diminuer sa présence à l’aéroport de Charleroi: « Cela ne change rien pour la taxe communale de 3€ qui vise BSCA, pas les compagnies » Volotea a déjà montré qu’elle pouvait profiter de ces situations, comme en témoigne son arrivée à Brussels Airport sur une route abandonnée par Ryanair. D’autres compagnies pourraient théoriquement occuper l’espace laissé vacant, mais aucune annonce majeure n’a encore été confirmée à ce stade. Du côté de l’aéroport de Charleroi, le CEO Christophe Segaert, ne se voulait pas optimiste. « Il n’y a pas assez d’avions sur le marché, Trois compagnies – Ryanair, Wizz Air et easyJet – concentrent 80 % des commandes d’avions pour les cinq prochaines années. En conséquence, remplacer cinq avions basés, ce n’est pas juste remplir des créneaux. C’est recréer une base, avec des équipages, des rotations, des investissements. Ce n’est pas simple du tout » , avançait-il, il y a quelques jours.
Rappelons aussi que si Ryanair a déjà annoncé supprimer des lignes à Charleroi pour l’hiver 2026-2027, la compagnie menace aussi de supprimer des lignes dès le printemps 2026, si la taxe communale « Dermine » était bien appliquée.
Source de l’article : DHnet



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