Une nouvelle hausse du salaire minimum prévue au Maroc en 2026

À compter de 2026, le Maroc actera une nouvelle revalorisation du SMIG et du SMAG, conformément au second palier de l’accord social tripartite. Validée en Conseil de gouvernement, cette hausse graduelle vise à renforcer le pouvoir d’achat tout en préservant les équilibres économiques nationaux actuels.

Le paysage socio-économique national s’apprête à connaître une mutation significative avec l’entrée en vigueur, dès le début de l’année 2026, d’un nouveau seuil légal de rémunération. Cette revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et du salaire minimum agricole garanti (SMAG) découle d’une résolution gouvernementale, qui entérine le second palier d’un accord social tripartite. Cette mesure, loin d’être isolée, s’inscrit dans une trajectoire progressive visant à améliorer le pouvoir d’achat des catégories les plus modestes.

Le Conseil de gouvernement, réuni le 18 décembre 2025, a ainsi ratifié un projet de décret prévoyant une majoration de 5% du SMIG dans les secteurs non agricoles. Cette disposition prendra effet au 1er janvier 2026. En conséquence, le taux horaire minimal passera de 17,10 dirhams à 17,92 dirhams. Il convient de souligner que cette ultime progression parachève un cycle quinquennal (2021-2026) durant lequel le SMIG aura connu une croissance cumulée de 20%. Pour les salariés concernés, cette évolution se traduira par un gain mensuel brut estimé à 594 dirhams, matérialisant ainsi un effort substantiel en faveur de la justice sociale.

Parallèlement, le secteur agricole n’est pas en reste. Le SMAG connaîtra une hausse équivalente, bien que son application soit différée au 1er avril 2026. À cette échéance, le seuil journalier s’établira à 97,44 dirhams, contre 93 dirhams précédemment. Sur la même période de référence, la revalorisation agrégée du SMAG atteindra 25%, représentant un gain quotidien de 20,74 dirhams, soit une incidence mensuelle avoisinant les 539 dirhams supplémentaires. Ces ajustements témoignent de la volonté des pouvoirs publics d’harmoniser les conditions de travail entre les différentes sphères de l’activité économique.

Source de l’article : Maroc Diplomatique