Un navire russe à risque élevé dérive près du Maroc et devrait être remorqué
Un pétrolier russe devrait être sauvé aujourd’hui par un remorqueur marocain à Tanger. Le pétrolier est considéré comme faisant partie de la « flotte fantôme » russe devrait avoir une cargaison dépassant 425 000 barils de produits raffinés russes selon des estimations.
Après le refus d’accepter un navire russes dans les eaux sous contrôle allemand, car considéré comme faisant partie de la flotte fantôme, c’est un autre pétrolier russe qui se trouve dans une situation compliquée en pleine mer méditerranée.
Le Chariot Tide, un pétrolier lié à la flotte fantôme russe, qui dérive depuis 27 heures dans les eaux sous contrôle maritime marocain au large de Tanger devrait être sauvé. Des opérations de remorquable d’urgence suite à une demande d’assistance, seraient en cours depuis vendredi. Il s’agit d’un pétrolier de 195 mètres de long et d’un port en lourd de 52 648 tonnes, construit en 2007 et naviguant sous pavillon mozambicain.
Il ferait partie d’un réseau de pétroliers utilisés par la Russie pour contourner les sanctions internationales. Les navires sont immatriculé sous faux pavillons (Panama, Liberia, Gabon, etc.), appartiendraient à des sociétés écrans opaques, tout en désactivant leurs systèmes de localisation (AIS) pour éviter le suivi et les sanctions occidentales.
Un remorqueur marocain, le VB Spartel, devrait le sortir de là, étant donné qu’il se trouve dans les eaux maritimes marocaines, situées dans le Détroit de Gibraltar.
L’Espagne aussi, se tenait prête à intervenir en cas d’appel à assistance.
Toutefois, l’Espagne n’est pas intervenue à cause des sanctions européennes. Si un remorqueur espagnol devait fournir une assistance au navire russe vers un port européen, il risquerait de perdre sa cargaison via une saisie pour violation des sanctions imposées à la Russie.
Selon un message publié le Dr Rafael Muñoz Abad, un expert en sécurité et protection maritimes spécialisé en géopolitique et défense, une agence nationale de sécurité maritime n’effectue pas d’opérations de remorquage commerciales, mais uniquement des opérations de remorquage d’urgence suite à une demande d’assistance.
Muñoz Abad décrit le navire comme « l’un des meilleurs exemples de ce qu’est un pétrolier zombie ou un pétrolier fantôme » , figurant sur les listes de sanctions de l’Union européenne et du Royaume-Uni (OFSI) et affichant « un taux d’accidents de 42 % » , qu’il qualifie de « bombe à retardement environnementale » .
Source de l’article : Hespress Français – Actualités du Maroc



Laisser un commentaire