Un journal britannique souligne que Samuel Eto’o aurait été favorable à une Can tous les quatre ans

Selon « The Guardian » , le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), aurait donné son accord pour un changement de la périodicité de la Coupe d’Afrique des nations (Can).

De l’avis du quotidien britannique « The Guardian » , Samuel Eto’o, le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), a été favorable au changement de la fréquence de la Coupe d’Afrique des nations. Le journal informe que la décision de faire passer la Can tous les quatre ans n’a pas été soumise au vote des 54 fédérations, mais plutôt adoptée par un comité restreint dans lequel figurait Samuel Eto’o, qui ce jour, s’était déclaré « d’accord » avec ce changement. « Une réunion plénière du Comité exécutif s’est tenue au Maroc le mois dernier, la veille de la confirmation du changement par Motsepe. Elle rassemblait des représentants de 23 fédérations, la République démocratique du Congo étant représentée par deux membres. Le président marocain Fouzi Lekjaa, également vice-président de la CAF, le président camerounais Samuel Eto’o et le président djiboutien Souleiman Hassan Waberi se sont fortement prononcés en faveur de cette mesure, qui entrera en vigueur en 2028 » , écrit The Guardian

Voici l’article du journal britannique :

La Confédération africaine de football (CAF) est accusée d’avoir imposé sa décision controversée d’organiser la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) tous les quatre ans sans consulter correctement les fédérations membres.

Plusieurs présidents de fédérations africaines de football ont déclaré au Guardian qu’ils n’avaient été informés de cette décision que lorsqu’elle a été annoncée à la surprise générale par le président de la CAF, Patrice Motsepe, le 20 décembre. Cette annonce a suscité des accusations de violation des statuts de la confédération, celle-ci n’ayant pas sollicité l’approbation de son assemblée générale.

Cette décision repose sur l’idée que toute modification majeure du format de la compétition doit être ratifiée par les 54 associations membres, une affirmation contestée par des sources haut placées au sein de la CAF. Les discussions se sont d’abord limitées à un petit groupe au sein de son comité exécutif, puis aux 24 membres de ce comité, avant que le passage à une organisation tous les deux ans ne soit confirmé à la veille de l’édition marocaine qui s’achève dimanche.

Selon The Guardian, le passage à un cycle de quatre ans a été évoqué pour la première fois lors d’une réunion de certains membres du Comité exécutif de la CAF environ un mois avant l’annonce de Motsepe. Un porte-parole de la CAF a toutefois démenti la tenue d’une telle réunion.

Une réunion plénière du Comité exécutif s’est tenue au Maroc le mois dernier, la veille de la confirmation du changement par Motsepe. Y participaient des représentants de 23 fédérations, la République démocratique du Congo étant représentée par deux membres. Le président marocain Fouzi Lekjaa, également vice-président de la CAF, le président camerounais Samuel Eto’o et le président djiboutien Souleiman Hassan Waberi se seraient fortement prononcés en faveur de cette mesure, qui entrera en vigueur en 2028.

Plusieurs présidents de fédérations ont déclaré avoir eu connaissance de la proposition uniquement par des rumeurs et des conversations informelles. L’un d’eux a affirmé : « Personne ne nous a informés officiellement. » Un autre a qualifié le comité exécutif de la CAF de « marionnettes » , alléguant que les décisions clés étaient dictées par Veron Mosengo-Omba, le secrétaire général accusé d’avoir instauré un climat de peur au sein de la confédération, sous la pression de la FIFA et de son président, Gianni Infantino.

Un porte-parole de la CAF a indiqué que les membres du comité exécutif avaient voté à l’unanimité en faveur de la réforme. « Après la réunion du comité exécutif, le président de la CAF a rencontré les présidents des 54 associations membres et les a informés des décisions prises. Une séance de questions-réponses a également eu lieu » , a-t-il précisé.

La CAF a insisté sur le fait que l’article 23.10 de ses statuts, qui stipule que le Comité exécutif « est l’autorité suprême pour toutes les questions relatives aux compétitions de la CAF » , l’autorisait à prendre cette décision. Cependant, cette interprétation est contestée par des experts juridiques et de gouvernance ayant travaillé pour la CAF. Ces derniers ont affirmé que l’Assemblée générale de la CAF demeure l’autorité suprême et aurait dû être consultée pour une décision d’une telle importance. « Le Comité exécutif de la CAF (en tant qu’organe exécutif subordonné) est strictement limité à l’exercice des pouvoirs qui lui sont explicitement délégués et ne peut légalement décider, modifier ou mettre en œuvre des décisions relevant de la compétence exclusive de l’Assemblée générale de la CAF, même en cas d’unanimité » , ont-ils déclaré. « Tout acte adopté ultra vires par le Comité exécutif de la CAF est juridiquement nul. »

Source de l’article : Actu Cameroun