« Tel père, tel fils » : les beaux compliments de Walid Regragui pour Neil El Aynaoui après la demi

En janvier 2003, Younes El Aynaoui a couru pendant cinq heures avant de s’incliner contre Andy Roddick en quarts de l’Open d’Australie. En janvier 2026, son fils Neil El Aynaoui est tout aussi infatigable sur la pelouse du stade Prince Moulay Abdellah. Différence de taille : il n’a pas encore connu la défaite avec le Maroc. Comme depuis le début de la Coupe d’Afrique des nations 2025, le milieu de 24 ans a été essentiel à la qualification acquise face au Nigeria (0-0, 4-2 aux t.a.b.).

Toujours aussi impliqué dans la conservation et la récupération du ballon, il a également montré l’exemple en transformant le premier tir au but de la séance, mercredi. « Yassine (Bounou) a déjà montré à la Coupe du monde qu’il était difficile à battre sur l’exercice. On savait que si on allait aux pénaltys, on avait une grande arme » , a expliqué El Aynaoui en zone mixte.

Si son aventure avec le Maroc avait débuté sur le souvenir douloureux du tremblement de terre en septembre 2023 lors d’une sélection avec l’équipe olympique, le natif de Nancy avait été inspiré par le parcours des siens à la Coupe du monde au Qatar. Ce fan d’Andrés Iniesta y avait particulièrement apprécié les performances de Sofyan Amrabat et d’Azzedine Ounahi.

Quatre ans plus tard, il a débuté la CAN marocaine en leur compagnie dans l’entrejeu. Au stade du dernier carré, il est le seul rescapé du trio. « C’est un joueur fantastique dans l’état d’esprit, il est venu avec une humilité dans le groupe. Il s’est vite installé, que ce soit en 8 ou en milieu défensif, l’a décrit Regragui. Tactiquement, Neil est très intelligent. Il ne va pas s’arrêter là. Il nous est un peu tombé du ciel et comme il est encore jeune, il en a pour encore au moins huit, dix ans en équipe nationale. »

Source de l’article : Le Parisien