Tanger : Le parquet classe l’affaire du « terrain du juif » et écarte la piste criminelle
C’est l’épilogue d’un dossier qui dure depuis plusieurs semaines. La justice a tranché en faveur du classement de l’affaire, après un examen minutieux de la plainte déposée par les héritiers d’un homme de confession juive résidant à l’étranger. Ces derniers accusaient plusieurs responsables, dont des fonctionnaires et un promoteur, de s’être emparés illégalement de biens familiaux pour y réaliser des projets immobiliers, en utilisant selon eux des documents falsifiés.
Cependant, les investigations menées par la Gendarmerie royale et la Brigade nationale de la police judiciaire ont démonté l’argumentaire des plaignants. L’enquête a révélé que les documents fournis à l’appui de l’accusation – principalement des photocopies d’actes adoulaires datant des années cinquante – manquaient cruellement de force probante. Les enquêteurs ont relevé de nombreuses contradictions concernant les dates, les superficies et les délimitations des terrains, affaiblissant considérablement la crédibilité de la plainte.
Plus troublant encore, l’analyse des pièces a mis au jour une similitude frappante entre ces contrats et d’autres documents utilisés dans des dossiers distincts dans la région de Tanger et Gueznaia. La reproduction à l’identique de certaines formulations et données techniques a renforcé les doutes du parquet sur l’authenticité de ces papiers. Face à ces éléments, l’autorité judiciaire a estimé que les faits ne relevaient pas du code pénal mais d’un litige civil classique, invitant les plaignants à se tourner vers les procédures compétentes en matière de propriété foncière s’ils souhaitent poursuivre leur revendication.
Source de l’article : Bladi.net



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