Tanger : drogue, arnaques, immeubles qui s’effondrent… une année sous tension

Sur le plan sécuritaire, la police n’a pas chômé. Tanger s’est affirmée comme une ligne de front contre le crime organisé. Le port Tanger Med a été le théâtre de saisies spectaculaires de chira et de cocaïne, confirmant son rôle de rempart face aux mafias transfrontalières qui tentent d’inonder l’Europe.

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Les tribunaux ont également tourné à plein régime. L’affaire la plus retentissante reste sans conteste le dossier du « groupe Al Khayr » . Cette vaste escroquerie pyramidale, qui a spolié des centaines de victimes, s’est soldée par des condamnations lourdes : 71 ans de prison cumulés pour les responsables. Un verdict exemplaire pour tenter d’endiguer le fléau des investissements fictifs.

Le climat social, lui, s’est assombri par endroits. La colère a grondé face à la problématique des bâtiments menaçant ruine et aux effondrements dramatiques qui ont marqué les esprits. À cela s’ajoutent des plaintes croissantes concernant la circulation infernale et la dégradation de certains espaces publics, nourrissant un sentiment d’insécurité urbaine.

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Malgré ces zones d’ombre, la dynamique économique de la ville ne s’est pas essoufflée. Le tourisme a connu un dort rebond et les grands chantiers d’infrastructure continuent de transformer le paysage, attirant investisseurs et événements d’envergure.

En ce début 2026, Tanger doit désormais résoudre une équation complexe : maintenir sa croissance spectaculaire tout en répondant aux attentes pressantes de ses habitants en matière de sécurité et de logement. L’année qui s’ouvre devra apporter des réponses concrètes à ces défis sociaux laissés en suspens.

Source de l’article : Bladi.net