Spécial : L’Algérie cède enfin – Un tournant historique pour le Maroc au Sahara

Dans une lecture analytique du politologue spécialisé dans la question du Sahara marocain, le Dr Ahmed Nour Eddine, la récente rencontre à Madrid représente un tournant diplomatique inédit. L’Algérie, qui refusait jusqu’ici toute négociation avec le Maroc sur le Sahara, a cédé pour la première fois en acceptant de s’asseoir à la table des négociations, sous la présidence directe des États-Unis avec la participation de l’ONU. Selon Nour Eddine, il s’agit de l’un des gains diplomatiques les plus importants pour le Maroc depuis des décennies.

L’autonomie : de « mythe » à l’unique base des négociations

Nour Eddine souligne que, dans les derniers mois de 2025, le discours algérien qualifiait l’autonomie marocaine de « mythe » et de « tromperie » , affirmant que l’Algérie n’était pas disposée à négocier cette option. Pourtant, lors de la rencontre à l’ambassade américaine à Madrid, l’autonomie est devenue le pivot exclusif de l’agenda officiel. Ce succès reflète la capacité du Maroc à imposer son agenda international et à révéler la véritable nature du conflit : un différend exclusivement marocain-algérien, avec un rôle totalement marginalisé pour le Polisario.

Les États-Unis en leadership, l’ONU en soutien

Selon Ahmed Nour Eddine, les négociations ne se sont pas déroulées sous la seule supervision de l’ONU, mais sous la direction des États-Unis, avec un accompagnement d’une équipe onusienne. Cette configuration, explique Nour Eddine, permet de transformer la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara en actions concrètes sur le terrain, loin des manipulations et des délais des négociations indirectes que l’ONU avait supervisées depuis 1988.

La Commission technique des experts : traduire la souveraineté marocaine sur le terrain

Le politologue insiste sur le fait que l’un des gains majeurs de la rencontre est la participation forcée de l’Algérie à la Commission technique des experts, chargée d’examiner les mécanismes juridiques et pratiques pour mettre en œuvre l’autonomie. Selon Nour Eddine, la commission étudiera un plan détaillé d’environ quarante pages, exclusivement consacré à l’autonomie, sans aucun autre dossier sur la table, ce qui reflète le succès du Maroc à marginaliser le Polisario et à recentrer le conflit sur un différend bilatéral Maroc-Algérie avec un agenda clair.

Le Polisario : simple chiffre derrière la virgule et conflit bilatéral

Toujours selon Nour Eddine, il devient clair que la pseudo-entité Polisario n’est plus qu’un chiffre derrière la virgule dans le conflit, servant uniquement d’outil entre les mains de l’Algérie. Cette dynamique illustre la capacité du Maroc à convertir la reconnaissance internationale en réalité concrète sur le terrain, tandis que l’Algérie reste fragilisée par la pression américaine et le Conseil de sécurité (résolution 2797).

Perspectives : calendrier clair et pression internationale

Pour le politologue, le fait que les États-Unis aient fixé un calendrier allant de mars à mai 2026 pour la Commission des experts constitue un succès stratégique pour le Maroc, empêchant l’Algérie de recourir aux tactiques de report et de procrastination utilisées dans les années 1990 au sein de la Commission de détermination de l’identité.

Source de l’article : Industrie du Maroc

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