Son combat contre le cancer, son EP engagé : qui est le rappeur toulousain N ! Z, qui se dévoile au Bijou ?

Son combat contre le cancer, son EP engagé : qui est le rappeur toulousain N ! Z, qui se dévoile au Bijou ?

Il est de toutes les soirées rap de Toulouse. Sur scène, dans le public et parfois à l’organisation. N ! Z fait partie de ces artistes qu’on croise sans forcément connaître le nom, mais dont on reconnaît immédiatement le flow. Un phrasé ultra découpé, des textes ciselés et ce sourire qu’il porte comme la signature d’un bon gars que beaucoup apprécient, dans l’ombre des projecteurs.

Nizar, de son vrai prénom, est franco-marocain. Arrivé en France en 2008, passé par Marseille, il pose ses valises dans la Ville rose à l’orée de 2019 pour des études d’ingénieur agronome. L’amour du rap l’accompagne des deux côtés de la Méditerranée. « Déjà, à 10 ans, je rappais dans ma kermesse au Maroc ! » , se souvient l’artiste en herbe, qui commence à écrire à l’époque du Covid.

Dans la foulée, le jeune homme enchaîne les open-mics, les scènes ouvertes et les événements locaux. Il coorganise aussi avec le collectif Atlas, un groupe d’artistes mutualisant leurs forces pour faire vivre la culture. À force d’être là, et surtout d’assurer, N ! Z devient un nom qui circule. Notamment après les Rap Contenders, la célèbre ligue de battle rap qui a vu éclore Bigflo & Oli, où il se fait remarquer, lors des sélections organisées à la Prairie des Filtres il y a un an.

Une carte de visite sans masque

La star en devenir dévoile « Ibtissama » , le sourire en arabe. Un EP de six titres pensés en présentation brute : « Voilà qui je suis » . Il n’y a pas vraiment de ligne directrice dans le projet. Plutôt une preuve de compétences, une carte de visite qui montre l’attention au texte du Toulousain et sa capacité à poser sur des rythmes ou des instrus variés, majoritairement composées par des musiciens d’ici, en circuit court (Hoodie Boy, Serge du Studio 147, Mocking Jay, Last de SILK…).

C’est une vraie proposition artistique, de celles où les mots dévoilent des maux. Ils sont politiques, on parle Palestine et flux migratoires, et personnels. Le jeune homme vient d’en terminer avec la chimio et en parle sans fard. « C’était un rappel que je ne suis pas immortel. J’ai réalisé qu’il y a des choses à réaliser » .

Pendant des mois, le Toulousain boit le calice à la lie, mais s’accroche à ce dernier rêve. Le matin, c’était cancer. Le soir, c’était concert. Le résultat de ce « projet thérapeutique » s’écoute sur les plateformes et à la release party au Bijou, samedi 21 mars. Au programme, de nombreux invités, des surprises ainsi qu’une jolie célébration du printemps et des nouveaux départs.

Ibtissama Party, samedi 21 mars à 21h au Bijou, 123 avenue de Muret, à Toulouse. Tarifs : de 9,80€ à 14,80€.

Source de l’article : ladepeche.fr

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