« sMiles » : Jowee Omicil, un jazz chatoyant au généreux souffle créole
Il rend hommage à Miles Davis, fait un détour par le Maroc, multiplie les styles et les instruments… avec, toujours, sa créolité au cœur. Le jazzman canadien d’origine haïtienne livre un onzième album habité.
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Par Louis-Julien Nicolaou
Canadien de naissance, Haïtien d’origine, sax alto, pianiste et trompettiste, chanteur et comédien, disciple d’Ornette Coleman et proche de Roy Hargrove, prêtre vaudou à ses heures, Jowee Omicil est un peu l’homme aux mille visages. À l’en croire pourtant, il n’a jamais poursuivi qu’un seul but : louer la « Beauté Ascendante de la Société Heureuse » ( « BasH ! » ). Chouette programme, mais qui peut donner à craindre la confrontation avec quelque emplumé plus habitué à téter le shilom que le saxophone. Une appréhension vite balayée par ce onzième album lucide et chatoyant.
Jowee s’y montre habile à suivre des voies singulières, qu’il songe à Wayne Shorter en faisant un détour par le Maroc
Source de l’article : Télérama



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