Samir Aouad sur la scène de Paul Fort, vendredi 6 février

Samir Aouad sur la scène de Paul Fort, vendredi 6 février

Samir Aouad sur la scène de Paul Fort, vendredi 6 février 2026. Il sera entouré des plus grands : Olivier Besson, aux saxos, Rémi Allain à la contrebasse, Geoffroy Tamisier, à la trompette, Guillaume Grosbard, au violoncelle, et Béranger Vantomme, à la batterie, et aux percussions.

Casablanca, ou l’art de faire résonner une vie

Il y a des disques qui s’écoutent distraitement. Et puis il y a ceux qui demandent qu’on s’arrête. Casablanca est de ceux-là.

Lorsque Samir Aouad monte sur scène, on comprend vite qu’il ne s’agit pas seulement de musique. Il s’agit d’un chemin. D’un retour aux origines, et d’un mouvement vers l’avant. Un récit intime, offert sans emphase, porté par une sincérité rare.

Né à Casablanca, Samir Aouad a grandi au carrefour des cultures. Le oud entre les mains dès l’enfance, puis le détour, la rupture, l’éloignement avant les retrouvailles. De ce parcours naît une musique qui ne se contente pas de mêler les influences : elle les fait dialoguer, naturellement, sans frontière ni démonstration.

Dans Casablanca, chaque composition ressemble à une page de journal. On y entend l’exil, la mémoire, les rencontres décisives, les renaissances discrètes. La mélancolie y côtoie la lumière, la douceur s’y mêle à une force contenue. Rien n’est figé, tout respire.

Des musiciens d’exception

Autour de Samir Aouad, le projet prend une ampleur particulière grâce à un collectif de musiciens d’exception. Des artistes reconnus, engagés, au service d’une musique qui exige autant d’écoute que de liberté. Le saxophone d’Olivier Besson trace des lignes tantôt brûlantes, tantôt suspendues. La contrebasse de Rémi Allain ancre le propos, profonde et mouvante. Et la trompette de Geoffroy Tamisier — figure majeure du jazz français — apporte un souffle lumineux, presque aérien, qui élargit l’espace et ouvre l’horizon.

Avec l’arrivée du violoncelle et des percussions, le trio originel devient sextet. La musique gagne en texture, en relief, en profondeur. Elle devient presque cinématographique, enveloppante, sans jamais perdre son intimité. On se laisse porter, parfois bouleverser, souvent surprendre.

Casablanca n’est pas un album qui cherche à impressionner. Il cherche à toucher. Il parle à l’âme autant qu’à l’esprit, et laisse à chacun la liberté d’y reconnaître une part de son propre chemin. Enregistré au studio Peninsula à Sarzeau, Morbihan, Casablanca est un album sensible.

Le vendredi 6 février 2026 à 21 h, Samir Aouad présentera ce disque salle Paul-Fort à Nantes, après un premier rendez-vous au Pannonica rapidement complet. Un signe, sans doute, de ce que cette musique provoque : l’envie de se rassembler, d’écouter vraiment, de partager un moment rare.

Écouter Casablanca, c’est accepter de ralentir.

S’y attarder, c’est découvrir une œuvre lumineuse, humaine, profondément habitée.

Samir Aouad sur la scène de Paul Fort, vendredi 6 février, à 21 h

Visuels : © Alain Moreau.

Source de l’article : Actu44.fr

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