Réserver ses vacances d’été dès le mois de janvier, le bon plan pour payer moins cher?

Tout juste sortis des vacances de Noël, et si on se plongeait déjà dans la planification de notre prochain été? C’est en tout cas une astuce que donnent les voyagistes pour payer ses vacances moins cher. Date, destination, aéroport à privilégier… Voici les bons plans pour planifier d’ores et déjà ses vacances de juillet et août 2026.

À la veille de la rentrée de janvier, et si c’était déjà l’heure de penser aux vacances d’été? L’anticipation, c’est le maître-mot des vacanciers malins. Et puis, faire des projets pour ses prochains congés, c’est aussi la meilleure manière de supporter une rentrée pluvieuse et hivernale.

Alors prenez votre calendrier dans une main et une mappemonde dans l’autre, et suivez nos conseils pour vous offrir des vacances d’été au soleil à moindre coût, destination juillet/août 2026.

Si l’ultra-dernière minute trouve aussi son public de procrastinateurs, réserver le plus tôt possible est bien l’astuce ultime pour payer moins cher. D’ailleurs, c’est une tendance touristique qui porte désormais un nom, l’ « early booking » pour « early » , tôt en anglais et « booking » , réservation, et qui est de plus en plus répandue.

Réserver en janvier pour juillet et août « Début octobre [période ‘early booking’ pour les vacances d’hiver, ndlr], on avait 15% d’avance de réservation pour le ski par rapport à l’année dernière, » explique à RMC Conso Cécile Revol, directrice générale de Sunweb France, une agence de voyage en ligne spécialisée dans les séjours au ski et dans le bassin méditerranéen.

En ce qui concerne les vacances d’été, les données du voyagiste pour la dernière période estivale en disent long également: 56% des réservations pour juillet et août 2025 ont été réalisées entre janvier et mars 2025. Pour être les premiers en 2026, mieux vaut donc réserver dès début janvier.

Plusieurs raisons expliquent qu’on trouve les tarifs les plus abordables à cette période. Tout d’abord, le secteur aérien applique la tarification dynamique: les tarifs s’ajustent en fonction du taux de remplissage des avions. Plus ils se remplissent, plus les prix augmentent. C’est la logique de l’offre et la demande: moins il y a d’offres, plus on peut se permettre d’afficher des tarifs élevés.

Pour les voyagistes, inciter la clientèle à réserver le plus tôt possible via des offres « early booking » permet aussi de meilleurs ajustements: ils s’engagent, auprès des compagnies aériennes, à acheter un certain volume de vols pour obtenir des réductions. C’est cette prise de risque, bien en amont, qui leur permet de négocier des tarifs avantageux. Le problème, c’est que plus les vacanciers réservent tard, plus il est difficile de prévoir le bon nombre de places à acquérir.

C’est aussi, bien sûr, pour cette raison que certains privilégient l’ultra-dernière minute: lorsqu’on est flexible sur la date de départ ou la destination, cela permet d’attraper au vol les derniers billets que les voyagistes cherchent à écouler, lorsqu’ils ont vu trop grand. « Il y a une polarisation des comportements d’achat entre l’early booking et l’ultra dernière minute pour avoir une promotion. Mais pour avoir le choix, c’est évident qu’il vaut mieux anticiper, » note Cécile Revol.

Crète, Rhodes et Tunisie parmi les top destinations

En termes de destination, le Sud de l’Europe reste la zone où le rapport qualité/prix est imbattable pour des vacances au soleil abordables. Ce sont d’ailleurs ces pays, accessibles via des vols moyen-courrier, qui, chaque année, figurent au top 10 des destinations les plus prisées par les Français.

Selon le baromètre de juin 2025 du Syndicat des Entreprises du Tour Operating, on trouve en tête du podium les îles grecques, avec Crète et Rhodes, puis la Tunisie, les Baléares, le Maroc et la Grèce continentale. La Turquie et l’Egypte font également partie des meilleures ventes, selon Sunweb. « Ces destinations se sont développées au gré de l’explosion des compagnies aériennes low-cost, » nous explique Cécile Revol.

Celles-ci ont largement démocratisé le voyage, et offert la possibilité à tout un chacun d’accéder à des destinations à l’étranger, au soleil, pour moins de 100 euros aller-retour. Des tarifs qui battent d’ailleurs souvent ceux du train, même pour des distances parcourues plus longues.

125 avions se posent par exemple sur le sol de Rhodes chaque jour, et l’île envisage même la construction d’un deuxième aéroport pour accueillir son afflux de touristes, en augmentation de 10% en juillet 2024 selon la ministre grecque du tourisme, interviewée par Le Figaro.

Partir en semaine, de Bruxelles plutôt que de Paris

Les îles grecques attirent évidemment les visiteurs en quête de chaleur, de plage, mais aussi de sites antiques et médiévaux comme Lindos, à Rhodes, ou encore Knossos, en Crète. Alors, évidemment, si vous choisissez une de ces destinations ou une autre du bassin méditerranéen, vous ne serez pas seul. La Grèce et ses îles ont accueilli, en 2024, 40 millions de touristes (c’est quatre fois plus que son nombre d’habitants).

Ceux qui peuvent se le permettre privilégieront une période légèrement avant ou après les pics touristiques: en juin, ou en septembre. Une bonne façon également de réduire encore la facture finale, les billets d’avion étant moins chers à ces périodes moins fréquentées.

Mais même en plein cœur de l’été, on peut faire quelques économies. « En évitant de partir du samedi au samedi et en regardant les prix en semaine, ou encore en cherchant à partir plutôt de Bruxelles que de Paris, car il y a moins de demande sur cet aéroport, » confie Cécile Revol. Il n’y a plus qu’à faire sa valise, et barrer les jours sur le calendrier en attendant juillet.

Source de l’article : RMC