Rénovation de l’aéroport de Douala au Cameroun : deux entreprises françaises en appui technique
L’Aéroport Marseille Provence, à travers sa filiale Ingénierie (AMPI), assure désormais l’assistance technique à la maîtrise d’ouvrage pour la rénovation de la principale porte d’entrée du Cameroun. Cette implication, confirmée par les documents de projet de l’AFD, témoigne de la confiance renouvelée des Aéroports du Cameroun (ADC) envers son partenaire marseillais. Il y a cinq ans déjà, AMPI intervenait sur la plateforme participant à la sélection des prestataires, de la conception architecturale et technique jusqu’à la mise en service des installations.
Sur le volet financier, un autre acteur hexagonal est à la manœuvre : Gibraltar Advisory. Ce cabinet de conseil, établi à Paris et à Tunis, apporte son expertise technique à la modélisation financière des ADC. L’équation est complexe : elle combine le prêt de l’AFD — remboursable sur 20 ans avec un refinancement débutant le 30 juin 2031 — et une opération de titrisation de 34 millions d’euros pour constituer l’apport en fonds propres. L’intervention de Gibraltar Advisory a été cruciale pour structurer ces mécanismes sophistiqués de mobilisation des ressources.
Une expertise mobilisée pour une ambition régionale
L’engagement de ces entités s’inscrit dans une vaste dynamique continentale. AMPI revendique des interventions majeures sur les aéroports de Nairobi (Kenya), d’Abidjan (Côte d’Ivoire) et de Casablanca (Maroc). De son côté, Gibraltar Advisory déploie une expertise multisectorielle à travers l’Afrique (Nord, Ouest, Centrale, Est), accompagnant des groupes internationaux, des fonds d’investissement et des entités publiques dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’énergie ou l’agro-industrie. Cette expérience globale vise à sécuriser le développement de projets structurants sur l’ensemble du continent.
Pour les parties prenantes, ce chantier dépasse la simple réhabilitation technique. Comme l’a souligné Virginie Dago, directrice de l’AFD au Cameroun, il s’agit de « construire une plateforme à la hauteur des ambitions du Cameroun » et d’ouvrir de nouvelles perspectives.
L’objectif est de consolider le statut de hub de l’aéroport au sein de la CEMAC, alors qu’il vise 1,5 million de passagers par an et que des accords récents laissent présager l’arrivée de la compagnie nationale du Qatar. Avec un coût total estimé à 145 millions d’euros, ce projet vient parachever les améliorations récentes, notamment les services opérés par Aelia Duty Free (groupe Lagardère).
Source de l’article : La Tribune



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