Rachida Dati (60 ans) en « infraction » , un juge dénonce ses pratiques intimes « illégitimes » et immorales selon lui
Impossible de l’ignorer dans le paysage politique. Rachida Dati avance avec assurance, mélange de fermeté assumée et d’allure soignée. Son style direct impose le respect, parfois la crainte, y compris chez des figures pourtant bien installées. Cette manière d’occuper l’espace ne s’improvise pas. Elle s’est construite dans l’ombre puis sous les projecteurs, aux côtés de Nicolas Sarkozy, dont elle a retenu le goût du combat et le sens de la stratégie. Depuis, les changements de majorité n’ont pas freiné son parcours. Juriste de formation, rompue aux arcanes du pouvoir, elle reste solidement ancrée sur le devant de la scène. Aujourd’hui ministre de la Culture, la sexagénaire ne compte pas s’arrêter là. Son nouvel objectif ? La Mairie de Paris !
Rachida Dati lance l’offensive parisienne
À l’approche de la bataille pour l’Hôtel de Ville, la femme politique avance avec un message clair et répété. Rachida Dati revendique « incarner l’alternance » et se positionne comme la relève après le départ d’Anne Hidalgo, au terme de deux mandats. Sur Europe 1 Cnews, elle insiste sur une attente forte dans la capitale, affirmant que « les Parisiens veulent l’alternance, veulent un changement » . Dans ce contexte, elle met en avant son projet et aligne ses priorités, évoquant notamment « de l’ambition pour cette ville » et des propositions concrètes sur le logement, la sécurité, l’attractivité ou encore la propreté.
Par ailleurs, la candidate durcit le ton face à ses adversaires. Selon elle, l’équation politique reste simple, résumée par un cinglant « c’est stop ou encore » . Elle critique ouvertement la continuité incarnée par Emmanuel Grégoire et dénonce une majorité qu’elle juge usée, allant jusqu’à fustiger des alliances de circonstance et une course aux sièges plus qu’aux idées. Enfin, la sexagénaire alerte sur les risques d’une dispersion des voix, estimant que « tout émiettement au premier tour compromet l’alternance. C’est un chèque en blanc à la gauche et à l’extrême gauche. Il faut un vote utile » . Un message direct, sans détour, et clairement destiné à rassembler.
Une campagne sous haute tension judiciaire
Cependant, un calendrier judiciaire chargé s’invite dans l’équation politique de Rachida Dati. La ministre de la Culture, investie par Les Républicains, doit comparaître en septembre 2026 dans le dossier Carlos Ghosn Renault. Un rendez-vous fixé après le scrutin, mais dont l’ombre plane déjà sur la campagne. Pour rappel, la justice la soupçonne d’avoir perçu 900 000 € pour des missions de conseil auprès d’une filiale de Renault Nissan, alors qu’elle exerçait comme avocate et députée européenne. Elle réfute fermement ces accusations et affirme avoir travaillé en toute légalité.
Par ailleurs, une autre procédure s’est ajoutée à ce feuilleton judiciaire. En octobre dernier, les magistrats ont ouvert une information pour corruption dans l’affaire GDF Suez, autour d’ « honoraires » non déclarés, une version des faits que la politicienne conteste également. Mi-décembre, une perquisition à son domicile est venue rappeler la gravité du dossier. À cela s’ajoutent des interrogations sur une possible sous-évaluation de son patrimoine, notamment des bijoux non déclarés à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Là encore, la principale intéressée rejette l’ensemble des reproches. Résultat, pas moins de trois procédures, à des stades différents, qui pourraient transformer la course à la mairie en véritable parcours d’obstacles.
Un passé judiciaire entaché ?
Les rapports entre Rachida Dati et la justice ne se limitent pas à l’Hexagone. Française née à Saint Rémy et titulaire de la double nationalité franco-marocaine, la femme politique assume un lien fort avec le pays de son père. Toutefois, ce rattachement a déjà provoqué une controverse sensible. Lors d’un déplacement au Maroc, le souvenir d’un épisode judiciaire ancien est revenu sur le devant de la scène, mêlant droit local, traditions et exposition médiatique peu discrète.
Source de l’article : melty.fr



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