Quels sont les disques à mettre sous le sapin pour Noël selon les voix de France Inter ?
Mathilde Serrell
Théodora – Méga BBL : C’est l’artiste que j’ai écoutée 365 jours sur 365 cette année. Quand je l’ai reçue dans Nouvelles Têtes en juin 2024, elle avait déjà tout d’une Boss Lady et un talent unique. Depuis, sa trajectoire est juste stratosphérique, et son univers n’a cessé de s’agrandir. Mega BBL est pour moi une réussite de bout en bout, qui embarque les fans de Jul comme de Juliette Armanet.
Rosalia – Lux : Une passion qui m’a conquise, comme toute la planète. Exigeant et profond avec des couches de signification aussi immédiates qu’infinies, Lux, c’est un tableau de maître. Rosalía ne suit aucun courant. Elle crée son propre mouvement artistique à chaque production. Cet album audacieux en 14 langues, qui circulent entre les siècles, entre les genres (pop, classique…) et qui convainc le monde entier en 2025 : c’est le miracle Rosalia.
Bad Bunny – DeBÍ TiRAR MáS FOToS : Il y a des albums qui deviennent des références instantanées. Celui de Bad Bunny est un monde, presque autosuffisant, une république musicale qui touche et impressionne. Entre les racines portoricaines et les entrailles du futur. Entre les mouvements de l’âme et du bassin.
Miki – Industry Plant : « Echec et mat » , « Scorpion ascendant scorpion » , « Ca pique un peu quand même » , « Cartoon Sex » , « Je t’aime encore » : que des tubes que j’ai écouté en boucle, le phrasé armé/désarmé de Miki et son énergie musicale en font une incontournable star de l’année et celles qui viennent. Révélation totale !
Ino Casablanca – Extasia : Coup de cœur pour ce talent plus que prometteur et c’est la révélation rap de cette fin d’année. En quelques mois, il a embarqué près d’un demi millions d’auditeurs mensuels sur Spotify. Chez Ino, toutes les influences se télescopent sans commentaires : du Brésil au Maroc, en passant par l’Espagne et la Guinée (le titre « Bissap du 20ème » en est le manifeste). Un esthète-champion du cosmopolite. À suivre absolument !
Marion Guilbaud
Bertrand Belin – Watt : Un disque de new wave feutrée et mystérieuse, celui d’un artiste qui entretient un rapport au monde insolite, un disque qui nous observe et qui questionne avec cette prosodie si particulière.
Andrea Lazlo de Simone – Une Lunghissima Ombra : Ce n’est pas un album, c’est un moment de grâce ! Un disque pour les grands sentimentaux, les nostalgiques, les camarades. Un disque à écouter tout le temps, on ne s’en lassera jamais.
The Liminanas – Faded : Pour la transe qu’ils savent installer, pour les références partagées, pour les images convoquées, pour leur amour des anti héros, pour avoir remis la guitare fuzz au milieu du village. Un travelling rock et cinématographique.
Little Simz – Lotus : Pour son flow impressionnant, pour la finesse de son écriture, c’est un aller simple pour le Londres d’aujourd’hui : métissé, digital, frondeur, dur, excitant… Un disque contemporain qui prouve que la capitale britannique est toujours la ville de référence pour la musique.
Derya Yildirim – Yarin Yoksa : Le disque du blues, du déracinement mais aussi de la fête et de la danse. Un grand mix entre le folklore anatolien et le néo psychédélisme avec la voix magnétique de Derya Yildirim.
Camille Diao
Bad Bunny – Debí Tirar Más Fotos : Le titre d’album de l’année peut-il être décerné un 5 janvier ? 12 mois et 200 écoutes intégrales plus tard, je serais tentée de répondre par l’affirmative. Avec cette lettre d’amour adressée à son île adorée, la star portoricaine signe un classique instantané, un disque dont on ne se lasse jamais.
Theodora – Bad Boy Lovestory : Le premier album de la boss lady a mis tout le monde d’accord et c’est suffisamment rare pour être souligné. Sa pop hybride, sans frontières, parfait miroir de notre époque, lui vaut un succès stratosphérique et amplement mérité.
Yaya Bey – do it afraid : Chaque année, à l’approche de l’été, la discrète new-yorkaise sort un album qui devient instantanément ma bande-son estivale. 2025 n’a pas fait exception : avec sa néo-soul toute en retenue, son subtil sens du groove, ses incursions hip hop, house et reggae, Yaya Bey m’a une nouvelle fois enchantée.
Ino Casablanca – Extasia : À seulement 25 ans, Ino Casablanca est déjà passé maître dans le mélange des genres. La recette de son « novo groove » ? Du rap infusé de rythmiques arabes, caribéennes et latinos. Le flow est nonchalant, les visuels léchés et le talent évident.
Rosalia – LUX : Bon, finalement, je m’étais peut-être un peu avancée sur le titre d’album de l’année… Les cartes sont rebattues depuis la sortie de LUX, 4e album de l’espagnole Rosalia, au début du mois de novembre. Un disque virtuose, d’une infinie richesse, qui fait l’unanimité – et pour une fois, le mot « chef d’œuvre » ne me semble pas galvaudé.
Matthieu Conquet
Rosalia – LUX : Radical et habité, que demander de mieux ? Bien sûr les arrangements, les choix esthétiques sont forts mais tout repose ici sur sa voix, comme si elle éprouvait son chant à toutes les prononciations et les genres. Est-ce que j’ai vu la lumière avec LUX ? sans doute.
Philip Glass – The Complete Piano Etudes par Vanessa Wagner : Cette intégrale des études pour piano de Glass s’ouvre comme un monde nouveau aux oreilles. Vanessa Wagner nous conduit dans des climats qu’on ne soupçonne pas. C’est beau et tout à fait envoûtant.
Source de l’article : Radio France



Laisser un commentaire