Près de Marrakech, le désert d’Agafay menacé par son propre succès (Le Figaro)

Près de Marrakech, le désert d’Agafay menacé par son propre succès (Le Figaro)

L’engouement pour Agafay, dopé par les réseaux sociaux et des célébrités comme Madonna, a transformé cette étendue de 400 km² en une destination incontournable au départ de Marrakech. Pourtant, derrière les clichés glamour, la réalité est contrastée : le goudron, les poteaux électriques et les défilés de quads menacent désormais l’identité profonde de ce désert de pierres.

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Pionnier du secteur en 2002 avec l’oasis « La Pause » , Frédéric Alaime regrette une époque où le silence régnait sans partage. Aujourd’hui, on dénombre entre 40 et 70 structures, allant de simples restaurants à des camps de luxe, mais seulement 17 d’entre elles bénéficient d’un classement officiel selon les recensements récents.

Cette croissance foudroyante inquiète les acteurs du secteur. Samuel Roure, président de MGH Association, pointe du doigt l’épuisement des ressources en eau et l’absence de gestion des eaux usées dans plusieurs établissements. De nombreux prestataires opèrent de manière informelle, ce qui pose des problèmes majeurs d’encadrement, de responsabilité et d’assurances pour les touristes.

Stratégie touristique et préservation du paysage minéral d’Agafay

Malgré ce développement incontrôlé, la magie opère toujours pour ceux qui choisissent l’immensité loin des circuits au rabais. Vincent Jaquet, créateur d’Inara camp, prône un discours de vérité : si Agafay n’est pas le Sahara, ses ondulations ocre face aux sommets de l’Atlas offrent une expérience de « glamping » gastronomique unique, particulièrement lors de nuitées sous les étoiles.

De nouveaux acteurs cherchent à réinventer l’offre en s’installant dans des zones encore vierges de toute implantation. C’est le cas d’Olivier Houziaux avec l’écolodge Nomad’s Land, construit en pisé et éclairé à la bougie. Cette approche privilégie la déconnexion totale et le respect des techniques architecturales traditionnelles pour limiter l’empreinte écologique sur ce milieu fragile.

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Source de l’article : Bladi.net

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