Pourquoi vous devriez vous méfier de l’huile d’olive vendue dans la rue

La saison des olives ramène chaque année sur le devant de la scène un débat crucial pour la santé publique : la qualité de l’huile vendue hors des circuits officiels. Ces dernières semaines, vendeurs ambulants et épiceries de quartier ont vu fleurir des stocks d’huile d’olive sans aucune indication d’origine, exposant les citoyens à des produits potentiellement dangereux. Des rapports ont déjà mis en garde contre l’existence de réseaux spécialisés dans la contrefaçon, n’hésitant pas à mélanger l’huile d’olive avec des huiles de table bon marché ou des substances chimiques nocives pour casser les prix.

À lire : Prix de l’huile d’olive au Maroc : une baisse spectaculaire gâchée ?

Face à cette menace, Mohamed Benkaddour, président de la Fédération nationale des associations de consommateurs au Maroc, tire la sonnette d’alarme. Pour lui, le danger est omniprésent, car le consommateur n’a aucun moyen de vérifier les conditions de récolte, de pressage ou de stockage, ni de savoir si les olives utilisées contenaient des résidus de pesticides qui persisteront dans le produit fini. Il insiste sur le fait que « le temps est venu de mettre fin à la vente non contrôlée dans le secteur informel » .

À lire : Huile d’olive : des pratiques illégales inquiètent au Maroc, les associations alertent

La Fédération appelle donc à une action ferme de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et des services d’hygiène communaux. Si la production industrielle est normée et que le pressage pour consommation personnelle relève de la responsabilité individuelle, la vente commerciale en vrac est pointée du doigt. M. Benkaddour plaide pour une tolérance zéro : selon lui, les commerçants qui vendent de l’huile aux citoyens sans certification « n’ont tout simplement pas le droit d’exister » . Il exhorte les autorités à saisir systématiquement toute huile ne provenant pas de circuits agréés, sans même chercher à analyser sa qualité, pour endiguer le fléau de la falsification.

Source de l’article : Bladi.net