Pourquoi des footballeurs français champions du monde investissent-ils dans la voile ? « Parce qu’on a envie de participer à l’excellence française » , explique Youri Djorkaeff
Oui, on en a parlé avec Kylian. Cela fait un moment qu’on discute avec la Team France. On a eu d’autres opportunités avec d’autres équipes mais on voulait s’associer avec l’équipe française. Le format SailGP est intéressant car il y a une technologie qui progresse, ça va vite. L’esprit de compétition est présent avec un mélange hommes – femmes embarqués sur un même bateau, c’est rare dans le sport. On veut amener notre compréhension des autres sports dans la voile.
Vous avez choisi Team France et le circuit SailGP mais votre investissement pourrait-il se prolonger sur la Coupe de l’America ?
(Rires) Déjà, faisons le SailGP ! K-Challenge est bien positionné pour la prochaine Coupe de l’America et ce sont des choses que l’on a déjà évoquées avec Bruno (Dubois) et Stéphane (Kandler) mais, dans un premier temps, on est focus sur SailGP.
On parle d’investissement, plus rarement d’argent : vous investissez combien dans ce projet, sachant que Team France annonce un budget annuel d’un peu moins de 7 millions d’euros ?
Je ne sais pas si je peux communiquer sur ce sujet-là. Je viens de quitter le Maroc (où il a assisté à la finale de la CAN), je suis en Hongrie sur un événement avec le président de la Fifa. Je préfère que vous posiez la question au Défi français.
Vous a-t-on proposé d’autres projets dans la voile ?
On nous a proposé d’autres choses mais c’est ce circuit-là qui me plaît. J’aime le format du SailGP avec ce public proche de la course, où l’on peut entendre le bruit des marins qui manœuvrent. C’est très spectaculaire. Être partenaire d’une équipe France, ce n’est pas rien.
La fibre patriotique a donc joué ?
Forcément, surtout avec mon histoire avec les Bleus. C’est rare de pouvoir investir dans une équipe France. Mon père était capitaine de l’équipe de France, j’ai été champion du monde, on a toujours supporté les Bleus, donc c’est aussi une histoire familiale. Que mon fils Sacha soit embarqué sur cette histoire-là, ça a du sens pour nous. C’est aussi une transmission des valeurs de la famille Djorkaeff, je crois que c’est important. L’aventure continue.
Avez-vous pu embarquer sur le catamaran volant avec le Vannetais Quentin Delapierre ?
Pas encore ! (Il se désole). J’étais à Abu Dhabi la saison dernière mais il n’y avait pas assez de vent. À Saint-Tropez, il y avait trop de vent le premier jour, pas assez le deuxième. Cela fait partie de ma check-list.
(1) : Playmaker, plateforme d’investissement dédiée au sport, cofondée et pilotée par Youri et Sacha Djorkaeff, s’associe à des actifs sportifs en apportant capital stratégique et accompagnement opérationnel pour accélérer la performance et la croissance.
Source de l’article : Le Télégramme



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