Poulet au Maroc : les prix se stabilisent mais le de nouvelles hausses sont redoutées
Après plusieurs semaines de tensions, le marché du poulet au Maroc montre des signes de stabilisation. Les prix se situent actuellement entre 17 et 22 dirhams le kilogramme, alors qu’ils avaient atteint près de 30 dirhams auparavant.
Cette accalmie intervient après les difficultés rencontrées ces derniers mois dans l’importation des aliments composés pour l’élevage, en raison de problèmes logistiques liés au déchargement des cargaisons dans les ports de Casablanca et de Jorf Lasfar.
Face à ces perturbations, l’Association des fabricants d’aliments composés au Maroc avait alerté les autorités afin d’éviter des conséquences négatives sur le marché. De son côté, l’Association nationale des producteurs de viandes de volailles avait également mis en garde contre un risque de perturbation des chaînes de production.
Selon Mustapha El Mountasir, président de l’association des producteurs de volailles, la situation s’est progressivement améliorée depuis la fin du mois de février. L’approvisionnement en aliments pour bétail est revenu à la normale, même si les prix de certains produits ont augmenté d’environ 5 %, avec un coût dépassant désormais 4 dirhams le kilogramme.
Actuellement, le poulet vivant est vendu à la ferme autour de 13 dirhams le kilogramme, tandis que le prix au détail se situe généralement entre 17 et 20 dirhams.
Le marché a également bénéficié de la baisse du prix des poussins. Celui-ci varie désormais entre 5 et 6,5 dirhams, alors qu’il atteignait auparavant près de 12 dirhams.
Les professionnels estiment que la production répond actuellement à la demande du marché. Toutefois, ils n’excluent pas de légères hausses liées à l’augmentation de la consommation, notamment à l’approche de l’Aïd al-Fitr.
Du côté des associations de consommateurs, la vigilance reste de mise. Noureddine Hammane, président de l’Association marocaine de protection du consommateur, rappelle que les viandes blanches font partie des produits les plus consommés au Maroc, mais que leur prix reste souvent élevé pour de nombreux ménages.
Il souligne également que l’écart entre le prix à la ferme et celui pratiqué chez les détaillants peut parfois atteindre 50 %, ce qui alimente les inquiétudes sur d’éventuelles pratiques spéculatives.
Dans ce contexte, les associations appellent les autorités à renforcer la régulation du marché, lutter contre les intermédiaires excessifs et éviter toute hausse injustifiée des prix, alors que d’autres produits alimentaires comme le poisson ou les viandes rouges restent déjà à des niveaux élevés.
Avec Hespress
Source de l’article : Consonews



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