« Pèlerinages au Sahara » : la stratégie du buzz des politiciens pro-polisario démontée
L’analyste espagnol, Ignacio Ortiz, a dénoncé les tentatives répétées de responsables politiques et militants pro-olisario, principalement espagnols, de se rendre à Laâyoune, au Sahara, pour mettre en scène des incidents médiatiques dans l’espoir que cela éclate en incident diplomatique.
Alors que ces personnes pro-séparatistes, en mal de pouvoir et de crédibilité politique, savent à l’avance qu’elles se verront refuser l’entrée par les autorités marocaines étant donné leur profil et leurs positions anti-marocaines promouvant le séparatisme au Maroc, leurs mises en scènes répétitives se poursuivent d’années en années.
Le disque rayé de certains ‘militants’ espagnols pro-polisario, prenant des avions et se filmant à l’arrivée, continue d’être exploité par une bande de politiciens espagnols qui, au lieu de se consacrer à régler les problèmes pour lesquels ils ont été élus, cherchent le buzz au Maroc.
Dans une tribune publiée sur le média ibérique Atalayar, Ignacio Ortiz, critique cette pratique récurrente de provocations médiatiques au Sahara et défend la position juridique du Maroc face à ce cirque.
Il rappelle la scène filmée il y a quelques jours à Laâyoune, qualifiée de « farce devenue routinière » , menée par Carmelo Ramírez (Nueva Canarias), membre du Conseil insulaire de Gran Canaria, et Noemí Santana (Podemos).
Les deux élus ont tenté de débarquer de l’avion en sachant pertinemment qu’ils en seront empêchés. « Il ne s’agissait pas d’activisme spontané, mais d’une mise en scène soigneusement orchestrée, avec une vidéo préenregistrée et une diffusion médiatique planifiée » , estime Ortiz.
Il rappelle en ce sens que « depuis des années, des politiciens, des journalistes et des militants se rendent au Sahara avec la certitude mathématique que leur visa sera refusé » , soulignant que leur but n’est pas d’entrer, mais de créer un spectacle et, si possible, de le filmer. « L’objectif est clair : une vidéo virale sur les réseaux sociaux qui sera relayée par les médias et donnera lieu à l’habituelle autopromotion » , relève l’observateur, affirmant qu’il s’agit d’un cycle de propagande pour avoir de la notoriété publique.
La mise en scène est soigneusement organisée à l’avance, les personnes commencent déjà par prendre des positions anti-marocaines, soutiennent la milice séparatiste du polisario (financée par l’Algérie pour diviser le territoire du Maroc et l’annexer), puis prennent un avion, dégainent leur téléphone et surjouent des scènes de stupéfaction au moment du débarquement.
Ils utilisent des termes forts, « expulsion » , « territoire espagnol » , « colonisation » , « répression » , et semblent dire que leur statut d’élu en Espagne leur conférerait une immunité diplomatique ou leur donnerait le droit de mener des « missions d’observation de droits humains » en ayant cette posture de néo-colonialiste occidental qui se permettrait tout en Afrique.
A leur retour, ils enchainent les interviews, font des conférences de presse pour dénoncer leur expérience (de refus de visa, une procédure tout à fait normale), et se refont une notoriété grâce à ce coup d’éclat médiatique.
Pour l’auteur de l’article ces « pèlerinages au Sahara » fonctionnent aussi parce que certains médias espagnols reprennent ce récit à leur compte sans le vérifier.
Dans ce cas précis, le scénario mis en scène s’est retourné contre son fomenteur lorsqu’il a tenté de provoquer un incident après avoir été empêché d’atterrir au Maroc. « Vous vous trouvez en territoire espagnol, et non marocain ou sahraoui, puisque vous êtes à l’intérieur de l’avion. Et c’est illégal, sans l’autorisation du commandant de bord » , a lancé le politicien aux agents d’autorité marocains qui se trouvaient à l’extérieur de l’avion.
Le même homme a appelé à de multiples reprises le commandant de bord afin d’intervenir. Ce dernier leur a rétorqué: « Mais cela vous est-il déjà arrivé ? » Et Lorsque Ramírez répondit par l’affirmative, le commandant insista, visiblement agacé : « Mais saviez-vous avant de venir ce qui allait se passer? Nous savions déjà qu’il y avait trois passagers … c’est toujours la même chose » . Une réponse suffisante pour montrer que ce cirque est devenu une habitude de certains politiciens, notamment en provenance des Iles Canaries.
Ortiz a rappelé que l’argument utilisé par le conseiller municipal canarien était « juridiquement intenable » et faux puisque les fonctionnaires marocains ne sont jamais montés à bord, et la vidéo le prouve.
En outre, il indique que la Convention de Chicago (1944), la Convention de Tokyo (1963) sont expressément claires à ce sujet: Lorsqu’un avion commercial atterrit et est stationné dans un aéroport étranger, l’État sur le territoire duquel il se trouve exerce sa pleine souveraineté et applique sa législation en matière d’immigration et de sécurité. « Le fait que les agents marocains soient restés immobiles sur les marches, sans franchir le seuil, ne constitue pas une renonciation à leurs droits » , et encore moins que le commandant de bord aurait autorité dans cette situation.
Ce que les autorités marocaines ont fait, est « un geste de retenue et de déférence à son égard qui renforce l’idée que le conflit réside dans la question de l’entrée sur le territoire, et non à bord de l’avion » , souligne l’auteur.
Il rappelle que l’autorité du commandant de bord consiste à maintenir l’ordre et la sécurité à bord, et à collaborer avec les autorités de l’État de destination, mais il n’empêche pas les agents de l’immigration de monter dans un avion déjà arrivé à destination, comme l’ont affirmé avec enthousiasme les membres de la délégation pro-polisario. « Les autorités marocaines de Laâyoune ont rempli leur devoir professionnel. Elles ont protégé les frontières et appliqué la réglementation en matière d’immigration conformément à leur législation » , assure Ortiz. Leur attitude, qualifiée d’autoritaire dans la vidéo de propagande, a-t-il poursuivi, n’était pas de la répression : c’était du professionnalisme. « Ce conflit usé jusqu’à la corde n’a certainement pas besoin d’une farce de propagande orchestrée par ces politiciens de carrière qui n’ont fait qu’enchaîner les postes tout au long de leur parcours » , note-t-il, ajoutant que ce « cycle infernal de la vie politique touche à sa fin pour certains. Avec un peu de chance, lors des élections régionales de 2027, ils seront mis à la retraite » .
Et de conclure que les citoyens espagnols méritent des représentants sérieux qui ne versent pas dans ces voyages théâtraux au Sahara, et qui devraient se consacrer à ce qui est véritablement dans l’intérêt des citoyens qu’ils représentent, et non à leurs propres intérêts ou affiliations politiques.
Source de l’article : Hespress Français – Actualités du Maroc



Laisser un commentaire