Notre semaine culturelle débute avec la 22ᵉ édition du New African Film Festival

Notre semaine culturelle débute avec la 22ᵉ édition du New African Film Festival

Cinéma, littérature, débats et performances artistiques : de Washington à Paris, en passant par Toulouse et Genève, plusieurs rendez-vous mettent à l’honneur les cultures africaines et leurs diasporas. Festivals de films, salons du livre et rencontres intellectuelles dessinent une scène culturelle dynamique où se croisent écrivains, cinéastes, chercheurs et publics autour des créations, des mémoires et des enjeux contemporains du monde africain.

Du 13 au 26 mars 2026, Washington accueille la 22ᵉ édition du New African Film Festival. Présentée par l’AFI Silver Theatre et l’Africa World Now Project, la manifestation met à l’honneur 25 films venus d’Afrique et de sa diaspora.

Le New African Film Festival revient à Washington du 13 au 26 mars 2026 pour sa 22ᵉ édition, confirmant sa place parmi les principaux rendez-vous nord-américains consacrés au cinéma africain et afro-diasporique. Organisé par l’AFI Silver Theatre and Cultural Center en collaboration avec l’Africa World Now Project, le festival propose cette année l’une de ses programmations les plus ambitieuses.

Au total, 25 films provenant de 18 pays seront présentés. Fictions, documentaires et premiers longs métrages composent une sélection qui reflète la diversité des cinémas africains contemporains et les dialogues croissants entre le continent et sa diaspora. Le programme complet doit être dévoilé le 18 février, mais plusieurs titres majeurs ont déjà été annoncés.

Le festival s’ouvrira avec My Father’s Shadow, premier long métrage du cinéaste nigéro-britannique Akinola Davies Jr.. Le film s’est déjà distingué sur la scène internationale en devenant la première production nigériane sélectionnée au Festival de Cannes, où il a obtenu une mention spéciale de la Caméra d’Or. Il a également été choisi comme représentant officiel du Royaume-Uni aux Oscars 2026.

Interprété notamment par les frères Godwin Egbo et Chibuike Marvellous Egbo, aux côtés de l’acteur Sope Dirisu, le film explore les thèmes de la mémoire, de la paternité et de la transition politique. L’histoire se déroule le jour de la première élection organisée au Nigeria après un coup d’État militaire, offrant une réflexion intime sur les transformations politiques et familiales.

Une vitrine du cinéma africain contemporain

La programmation de cette édition témoigne de la vitalité et de la diversité du cinéma africain actuel. Parmi les films attendus figure The Eyes of Ghana, réalisé par le double lauréat de l’Oscar Ben Proudfoot. Le documentaire rend hommage au célèbre chef opérateur ghanéen Chris Hesse, figure majeure du cinéma ouest-africain.

Le festival présentera également Cotton Queen, premier long métrage de fiction réalisé par une cinéaste soudanaise, Suzannah Mirghani. Ce film marque une étape importante pour le cinéma soudanais, encore peu représenté sur la scène internationale.

Autre œuvre notable, Laundry, un drame sud-africain se déroulant pendant l’apartheid. Le film a été présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto, où il a attiré l’attention pour son regard sensible sur les réalités sociales de l’époque.

La sélection comprend également plusieurs films remarqués au Festival de Cannes. Parmi eux figure Untamable du réalisateur franco-camerounais Thomas Ngijol, ainsi que The Little Sister, récompensé par la Queer Palm. Le premier long métrage du réalisateur égyptien Morad Mostafa, intitulé Aisha Can’t Fly Away, fait aussi partie de la programmation.

Le New African Film Festival se distingue aussi par sa dimension internationale. Plusieurs films présentés ont été sélectionnés comme candidats officiels aux Oscars pour représenter leur pays. Des œuvres venues d’Égypte, du Maroc, de Suède, d’Afrique du Sud et du Royaume-Uni figurent ainsi dans la sélection.

Au fil des années, le festival s’est imposé comme un espace de découverte pour les cinéastes africains et afro-descendants. Il permet aux publics américains de découvrir des œuvres souvent peu diffusées dans les circuits commerciaux. Il constitue également un lieu de rencontre pour les réalisateurs, producteurs et professionnels du cinéma africain.

En mettant en lumière des films venus de multiples régions du continent et de la diaspora, le New African Film Festival contribue à renforcer la visibilité internationale des cinémas africains. L’événement rappelle surtout que ces cinémas ne cessent de se renouveler, portés par une nouvelle génération de réalisateurs qui explorent à la fois l’histoire, la mémoire et les réalités contemporaines.

Informations pratiques

New African Film Festival – 22ᵉ édition

Du 13 au 26 mars 2026

Lieu : AFI Silver Theatre and Cultural Center

Ville : Silver Spring, Washington D.C. (États-Unis)

Programme :

– projections de films africains et afro-diasporiques

– rencontres avec des réalisateurs et acteurs

– discussions et panels autour du cinéma africain contemporain

Sélection : 25 films provenant de 18 pays d’Afrique et de la diaspora.

Les 21 et 22 mars 2026, la cinquième édition du Salon du Livre Africain de Paris réunit au Réfectoire des Cordeliers près de 400 auteurs et 150 éditeurs venus d’Afrique, d’Europe et des diasporas pour célébrer la vitalité des littératures africaines contemporaines.

Les 21 et 22 mars 2026, Paris accueille la cinquième édition du Salon du Livre Africain de Paris (SLAP), l’un des rendez-vous majeurs consacrés aux littératures africaines et afro-descendantes en Europe. Pour cette nouvelle édition, l’événement change à la fois de lieu et de format. Il se tiendra désormais au Réfectoire des Cordeliers, dans le 6ᵉ arrondissement, un espace historique situé au cœur du Quartier latin.

En quelques années, le salon s’est imposé comme une plateforme essentielle pour la diffusion et la rencontre des littératures africaines francophones. L’édition 2026 confirme cette dynamique avec près de 150 maisons d’édition et environ 400 auteurs attendus. Les participants viennent d’Afrique, d’Europe, des Amériques et des Caraïbes, illustrant l’ampleur de la diaspora littéraire africaine et la circulation internationale des œuvres.

Comme chaque année, le salon met à l’honneur un pays. L’Angola est l’invité spécial de cette cinquième édition. Cette présence permettra de découvrir une scène littéraire encore peu connue du public francophone et d’explorer les liens entre les littératures africaines lusophones et francophones.

Le Salon du Livre Africain de Paris ne se limite pas à une simple foire du livre. Pendant deux jours, il devient un espace de dialogue entre écrivains, éditeurs, chercheurs et lecteurs. Les visiteurs peuvent assister à de nombreuses rencontres, conférences et tables rondes consacrées à la création littéraire africaine contemporaine.

L’événement donne également l’occasion de découvrir la richesse de la production éditoriale africaine et caribéenne. Une vingtaine de pays seront représentés, témoignant de la diversité linguistique, culturelle et littéraire du continent. Romans, essais, poésie, bande dessinée ou littérature jeunesse seront présentés au public.

L’un des moments les plus attendus du salon reste la rencontre directe entre auteurs et lecteurs. Près de 400 écrivains seront présents en dédicace, offrant au public la possibilité d’échanger avec eux et de découvrir leurs ouvrages. Parmi les auteurs annoncés figurent notamment Marguerite Abouet, figure majeure de la bande dessinée africaine, In Koli Jean Bofane, romancier congolais reconnu, Véronique Tadjo, autrice ivoirienne traduite dans de nombreuses langues, ou encore Rodney Saint-Éloi, poète et éditeur haïtien.

La programmation réunit également de nombreuses autres voix importantes de la littérature contemporaine : Kebir Ammi, Maurice Bandaman, Gaëlle Bellem, Meryem Belkaïd, Jocelyn Danga, Jean Aimé Dibakana, Asya Djoulaït, Henri Djombo, Suzanne Dracius, Amadou Elimane Kane, Yamen Manai, Boniface Mongo Mboussa, Eric Mukendi, Nimrod, Ousmane N’diaye, Gaël Octavia, Philomé Robert, Samir Toumi, Anne Terrier ou encore Fawzia Zouari.

Une autre initiative sera également présentée durant cette édition : le lancement de la Place des Auteurs Francophones Africains, une plateforme dédiée à la visibilité et à la promotion des écrivains africains de langue française. Ce nouvel espace vise à renforcer la découvrabilité des auteurs et à structurer un réseau actif tout au long de l’année autour de la création littéraire africaine. Les visiteurs pourront y découvrir les missions et les actions de cette plateforme, ainsi que rencontrer plusieurs écrivains membres du réseau. Quatre auteurs seront notamment présents pour des séances de dédicaces : Mona Azzam, Sadia Tabti, Héla Saïdi et Nadège Sanou.

Cette diversité d’auteurs reflète la richesse des écritures africaines contemporaines. Les écrivains explorent aujourd’hui des thématiques multiples : mémoire historique, migrations, identités diasporiques, transformations sociales ou encore urbanisation accélérée des sociétés africaines. La littérature devient ainsi un espace d’expression privilégié pour raconter les mutations du continent et de ses diasporas.

Le salon joue également un rôle important pour les professionnels du livre. Les éditeurs africains et européens y échangent sur les défis de la diffusion des œuvres africaines, la circulation des livres entre les pays du continent ou encore la traduction vers d’autres langues. Ces échanges participent à structurer un espace littéraire africain de plus en plus visible sur la scène internationale.

Au fil de ses éditions, le Salon du Livre Africain de Paris s’est affirmé comme un rendez-vous incontournable pour découvrir les nouvelles voix de la littérature africaine et renforcer les liens entre auteurs, éditeurs et lecteurs. Il rappelle surtout que les littératures africaines constituent aujourd’hui l’un des espaces les plus dynamiques de la création francophone.

Informations pratiques

Source de l’article : Mondafrique

Laisser un commentaire