Motocycles : Le Maroc renforce le contrôle des importations et l’homologation

Le ministre du Transport et de la Logistique, M. Abdessamad Kayouh, a annoncé un renforcement global du dispositif de régulation des motocycles à moteur. Axée sur le contrôle des importations et l’homologation des engins, cette réforme vise à endiguer la prolifération des modèles non conformes, à sécuriser les usagers et à garantir une concurrence loyale sur le marché national.

L’autorité exécutive, par l’entremise du ministère en charge du Transport et de la Logistique, orchestre un resserrement significatif de l’encadrement du marché des motocycles à moteur, ciblant particulièrement les flux d’importation. Cette initiative, dont l’annonce a été formalisée vendredi 16 janvier 2026 par M. Abdessamad Kayouh, s’inscrit dans une proactivité visant à endiguer la prolifération d’engins non conformes et à garantir une intégrité marchande sur l’ensemble du territoire national. La démarche se déploie sur plusieurs axes stratégiques, allant de la sécurisation des points d’entrée à l’élaboration d’un cahier des charges rigoureux pour les distributeurs.

L’une des mesures phares annoncées par le ministre réside dans l’institution prochaine de deux bureaux de certification de conformité. Ces structures, relevant de l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA), seront initialement implantées au sein des plateformes portuaires stratégiques de Casablanca et de Tanger Med, avant d’être progressivement généralisées à l’ensemble des accès maritimes du Royaume.

Cette diligence administrative, menée en étroite coordination avec l’Administration des douanes et impôts indirects, vise à soumettre les motocycles destinés à l’importation à un contrôle préalable et rigoureux. L’objectif est d’assurer, dès la frontière, leur stricte conformité au certificat d’homologation par type, garantissant ainsi une concurrence loyale entre les importateurs tout en assurant une protection accrue des consommateurs.

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Parallèlement à la sécurisation des frontières, le ministère œuvre à l’élaboration de cahiers des charges définissant les conditions d’agrément des vendeurs de motocycles. Cette extension du champ de la régulation, au-delà des seuls constructeurs et importateurs, permet à la NARSA d’exercer des opérations de contrôle et d’inspection auprès des distributeurs, selon les mêmes modalités que celles appliquées aux agents agréés. En effet, tout motocycle à moteur, qu’il soit d’origine chinoise ou européenne, est soumis à une procédure d’homologation par type, un préalable obligatoire à sa commercialisation. Cette homologation n’est octroyée qu’après la présentation d’un prototype et de rapports d’essais attestant de la conformité des caractéristiques techniques aux règles en vigueur, notamment une cylindrée plafonnée à 50 cm³ et une vitesse maximale limitée à 50 km/h.

Face à la dissémination d’engins altérés, la NARSA a intensifié ses actions de contrôle post-homologation. Ces opérations incluent le prélèvement d’échantillons et l’audit des agents agréés. Lorsque des irrégularités sont constatées, l’agence est habilitée à appliquer des mesures administratives, pouvant aller jusqu’à l’annulation des certificats d’homologation relatifs aux types non conformes, dans le strict respect des procédures légales.

Abordant les charges financières et sociales découlant des nouvelles procédures, M. Kayouh a tenu à dissiper toute inquiétude. Il a rappelé que la vérification de la conformité des motocycles n’implique aucun coût supplémentaire pour les citoyens. Cette démarche peut être effectuée directement auprès du vendeur ou de l’agent agréé, lequel est tenu de délivrer une attestation de conformité.

De surcroît, le ministre a justifié le report de l’entrée en vigueur des dispositions relatives à la procédure de contrôle par la nécessité d’accorder un délai suffisant aux propriétaires. Cette mesure, prenant en compte les conditions socio-économiques des catégories concernées, vise à leur permettre de vérifier la conformité de leurs engins aux normes d’homologation. Le report a également coïncidé avec l’équipement des agents de la Direction générale de la sûreté nationale en appareils de mesure de vitesse, facilitant la constatation des infractions liées à la modification des dispositifs de propulsion.

Source de l’article : Maroc Diplomatique

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