Michel Galabru, Héraultais de coeur

Michel Galabru est né en 1922 à Safi au Maroc, mais a grandi dans une famille ancrée dans les Hauts-Cantons. Ses parents s’installent au Bousquet-d’Orb alors qu’il n’a que sept ans, et c’est à Avène que son père achète une grande bâtisse aux volets rouges qui deviendra son refuge . « C’est ici que je retrouve mes racines » , confiait l’acteur.

Entre collines et ruisseaux, l’enfant découvre la liberté : « Les vacances en culottes courtes dans la nature, c’était mon paradis » , disait-il. Le reste de l’année, la famille vivait à Montpellier, d’abord dans le quartier des Beaux-Arts, puis aux Arceaux.

⚽ Un cancre attachant, passionné de foot « J’étais un cancre, un vrai ! » répétait Michel Galabru. Adolescent, il était pensionnaire à l’Enclos Saint-François à Montpellier. « Je faisais souvent le mur pour aller traîner dans l’Écusson, draguer les filles et surtout voir les matchs du SOM » , racontait-il avec sa faconde légendaire.

Ce goût de la liberté et du jeu ne le quittera jamais. Il rêvait de devenir footballeur professionnel avant de se tourner, presque par hasard, vers le théâtre.

🎬 Une carrière immense et populaire

Monté à Paris après la guerre, Michel Galabru entre au Conservatoire national d’art dramatique où il décroche le premier prix. En 1950, il rejoint la Comédie-Française. Mais c’est dans les années 1960 que le grand public le découvre avec la série des Gendarmes de Saint-Tropez, aux côtés de Louis de Funès.

N’oublions pas que derrière le rire se cache un immense acteur dramatique : en 1977, il reçoit le César du meilleur acteur pour Le Juge et l’Assassin. Galabru a tourné près de 300 films et reçu son premier Molière à 85 ans. Toujours fidèle à ses racines, il revenait chaque été dans l’Hérault, respirer l’air de son enfance.

Source de l’article : Radio France