Marseille, Toulouse… : assaut de drague communautariste avant les municipales
En période électorale, il est plus que jamais de bon ton de flatter les communautarismes. 2026 sera marqué a minima par le scrutin municipal. En ce début d’année, certains de nos politiques se complaisent ainsi sans vergogne dans un clientélisme électoral massif, quitte à faire le jeu des communautés étrangères au détriment de la communauté nationale. Florilège.
Marseille. Le 16 janvier, la communauté maghrébine se rassemble à l’Espace Aréna pour la fête de Yennayer, le nouvel an du calendrier berbère, célébré en Afrique du Nord et par les différentes diasporas notamment kabyles et amazighs. Le maire socialiste Benoît Payan, candidat à sa propre succession, s’affiche tout sourire avec son adjointe Samia Ghali. Au son de la musique africaine, les deux élus esquissent avec assurance quelques pas de danse remarqués. « Il joint le geste à la parole » , ironise auprès de BV le sénateur marseillais Stéphane Ravier. « Benoît Payan a le mérite d’être franc, il avance à visage découvert, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas » . Rien d’extravagant en effet pour un maire qui assume et revendique les bienfaits du communautarisme dès que l’occasion lui en est donnée. N’était-ce pas lui qui affirmait il y a un an : « Sans les musulmans, Marseille ne serait pas Marseille » ?
LR au pied de la communauté sénégalaise « Quand on est Français, quand on est Marseillais, il faut se dire qu’on a des choses à apprendre de l’Algérie » , expliquait le maire de Marseille lorsqu’il recevait l’ambassadeur d’Algérie en France en 2023. « Elle est belle, elle est fière, elle est grande » , plus récemment, à l’été 2025, c’est par ces mots que l’édile de la Cité phocéenne s’adressait à la communauté comorienne en martelant sa « grande fierté de voir une communauté comme ça à Marseille » . Pour Stéphane Ravier, l’actuel édile de Marseille est tout bonnement « xénophile » : « ce maire déraciné n’est bien que dans la culture de l’autre » . Il en veut pour preuve le zèle de Benoît Payan en décembre pour tenter d’interdire la projection du film Sacré-Cœur dans une salle municipale.
Mantes-la jolie. Ce même 16 janvier, le président LR du département des Yvelines, Pierre Bédier, livre un numéro de séduction de qualité auprès de la communauté sénégalaise, comme le remarque le collaborateur de Marion Maréchal Damien Rieu. « C’est un grand bonheur de vous revoir, dix ans qu’on ne s’était pas vu, mais c’est comme si on s’était quittés hier » , raconte mielleusement l’homme de droite. Ses propos sont traduits en sénégalais à l’adresse des chefs de la communauté qui l’écoutent, drapés dans leurs djellabas. Celui qui tient les rênes du conseil départemental depuis presque douze ans n’est pas là par hasard. Accompagné d’Arnaud Delbis, le candidat mantois qu’il est venu soutenir, l’élu LR n’y va pas par quatre chemins : « On a aujourd’hui besoin de votre soutien, de vos prières, de vos bénédictions » .
L’hymne algérien en plein meeting LFI
Toulouse. Nous savions que François Piquemal, député La France Insoumise, aimait la voile puisqu’il appartint à la seconde flotille pour Gaza. Nous découvrons que celui-ci se passionne pour le football. Dimanche 18 janvier se déroule la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui oppose le Sénégal et le Maroc. Plutôt que de suivre le match dans un vulgaire bar du centre-ville, quoi de mieux que de venir soutenir la communauté sénégalaise pour partager un moment de fraternité ? C’est chose faite pour le député insoumis qui brigue le fauteuil de maire. Un match palpitant suivi aux côtés de l’Association des Stagiaires et Étudiants Sénégalais de Toulouse. Autant joindre l’utile à l’agréable non ? « Ce n’est plus La France Insoumise, c’est la France communautariste » , remarque auprès de BV le député européen RN Julien Leonardelli, candidat du parti mariniste dans la cité rose. Ce dernier reste perplexe devant la démarche de son concurrent d’extrême-gauche : « En pleine campagne, y a-t-il une vision électorale derrière ? » . « Il y a une communauté, c’est la communauté nationale ; la France est une et indivisible » , rappelle le parlementaire « ceux qui reconnaissent les communautés, veulent détruire l’unité nationale » .
Source de l’article : Boulevard Voltaire



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