Maroc-Sénégal : Claude Le Roy brise le silence sur le penalty et le « péché d’orgueil » de Brahim Diaz
La finale disputée à Rabat le 18 janvier dernier s’est conclue par le sacre du Sénégal dans un climat de tension extrême. Suite à un penalty accordé au Maroc en fin de match, les joueurs sénégalais ont initialement quitté la pelouse pour protester contre la décision arbitrale. Claude Le Roy relate avoir conseillé au capitaine Sadio Mané de ramener ses coéquipiers sur le terrain afin d’éviter des sanctions sportives lourdes et une dégradation de l’image du football africain. Il estime que le retrait définitif de l’équipe aurait pu conduire à une suspension de la Coupe du monde et de plusieurs éditions de la CAN.
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Sur la question de l’arbitrage, le consultant considère que la faute ayant mené au penalty marocain était réelle, tout en notant une erreur technique de l’officiel sur une action sénégalaise précédente où l’avantage n’a pas été laissé avant consultation de la VAR. Il rejette toutefois l’idée d’un favoritisme organisé au profit du Maroc, attribuant la nervosité des joueurs sénégalais à une pression émotionnelle et à des conditions d’accueil difficiles lors de leur arrivée à la gare de Rabat. Claude Le Roy qualifie par ailleurs la Panenka manquée par Brahim Diaz de péché d’orgueil de la part du meilleur buteur du tournoi.
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Le technicien a également profité de cet entretien pour dénoncer les orientations actuelles de la Confédération africaine de football, notamment le passage de la compétition à un rythme quadriennal. Selon lui, cette décision est une absurdité car l’organisation régulière de la compétition constitue un levier essentiel pour le développement des infrastructures, des transports et de la santé sur le continent. Il déplore également la suppression du Championnat d’Afrique des nations qui permettait aux joueurs locaux de se perfectionner.
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Enfin, Claude Le Roy porte un regard critique sur la gouvernance mondiale du sport et le contexte politique actuel. Il dénonce la proximité entre la direction de la FIFA et l’administration américaine alors que cette dernière réduit les aides destinées à l’Afrique et restreint l’octroi de visas pour de nombreux Africains. Face à ce constat, il suggère que les pays africains envisagent un boycott de la prochaine Coupe du monde prévue aux États-Unis, au Mexique et au Canada pour marquer leur désapprobation.
Source de l’article : Bladi.net



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