Maroc : les clients d’un promoteur immobilier pris au piège

Les rêves de propriété de dizaines de familles risquent de virer au cauchemar. Selon des informations révélées par Al3Omk, un poids lourd du secteur, présenté comme un « baron » des coopératives d’habitat dans la région de Casablanca-Settat, use de méthodes douteuses pour tenter de sauver un projet à la dérive. À court de solutions face à des difficultés financières et administratives, ce promoteur exigerait désormais de ses clients le règlement du reliquat de leurs appartements en liquide (cash), une pratique illégale qui a fini par éveiller les soupçons.

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L’inquiétude est d’autant plus fondée que la situation juridique du foncier est alarmante. Un certificat récent de la Conservation foncière de Casablanca-Nouaceur révèle une réalité bien loin des promesses commerciales : le titre foncier est grevé d’une hypothèque de premier rang au profit du Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH). Inscrite le 7 octobre 2025, cette garantie couvre un prêt colossal de plus de 143,4 millions de dirhams.

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En clair, les appartements que le promoteur tente de faire payer au prix fort appartiennent virtuellement à la banque. Les documents sont formels : toute vente, location ou nouvelle hypothèque est strictement interdite sans l’accord du créancier. Plus grave encore, le projet ne dispose toujours pas de certificat de conformité (permis d’habiter). Sans ce sésame et avec une telle dette sur le dos, le transfert de propriété vers les acquéreurs est aujourd’hui juridiquement impossible, laissant ces derniers exposés au risque de tout perdre s’ils cèdent aux exigences de paiement en espèces.

Source de l’article : Bladi.net