Maroc : le Premier ministre Aziz Akhannouch ne briguera pas un deuxième mandat, Mohamed Chaouki élu à la tête du RNI

Maroc : le Premier ministre Aziz Akhannouch ne briguera pas un deuxième mandat, Mohamed Chaouki élu à la tête du RNI

Akhannouch respecte la limite des mandats du RNI

Lors du congrès de son parti à El Jadida, Aziz Akhannouch a confirmé samedi sa décision de ne pas se représenter à la présidence du Rassemblement national des indépendants (RNI). Cette décision signifie de facto qu’il ne sera pas reconduit à la tête du gouvernement après le scrutin législatif prévu fin septembre. « Aujourd’hui, je confirme devant vous que la décision de ne pas briguer un troisième mandat était sérieuse et profondément réfléchie » , a déclaré M. Akhannouch, soulignant le respect de la règle interne du RNI limitant à deux le nombre de mandats successifs à la présidence du parti.

Mohamed Chaouki succède à Akhannouch

Plus tard dans la journée, Mohamed Chaouki, député peu connu du grand public et PDG de la société financière marocaine AD Capital, a été élu pour succéder à Akhannouch à la tête du RNI, selon Média24.

Cette élection marque un tournant pour le parti et pourrait influencer le choix du prochain Premier ministre, traditionnellement désigné par le roi Mohammed VI parmi les dirigeants du parti arrivé en tête des élections législatives.

Un bilan économique et social mitigé

À 64 ans, le chef du gouvernement sortant met en avant son bilan, notamment la relance économique post-Covid-19, l’élargissement de la couverture médicale et des aides directes aux ménages modestes, ainsi qu’un taux de croissance soutenu malgré une longue période de sécheresse. Cependant, son mandat a été marqué par des critiques sur des conflits d’intérêts liés à ses activités dans le secteur des hydrocarbures, notamment la propriété du réseau de stations-service Afriquia, ainsi que sur une communication jugée limitée avec l’opinion publique.

Un contexte politique sous le regard du roi

Le Maroc, monarchie constitutionnelle, conserve un rôle central du roi Mohammed VI qui définit les grandes orientations stratégiques et nomme traditionnellement le Premier ministre parmi le leader du parti arrivé en tête aux législatives. Le retrait d’Akhannouch ouvre donc la voie à une recomposition politique au sein du RNI et pourrait influencer le paysage gouvernemental avant le scrutin de l’automne.

Source de l’article : africaradio.com

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