Maroc : jusqu’à 100 000 dirhams pour des contrats en Europe

L’affaire remonte au mois d’octobre dernier, lorsque les services de police ont mis fin aux agissements de ce réseau présumé. La principale mise en cause, une femme d’origine algérienne identifiée comme « Halima » , a fait face à ses juges, accompagnée dans le box des accusés par son complice marocain. Le duo est poursuivi pour escroquerie et falsification, accusé d’avoir exploité la détresse sociale de près de 50 personnes issues principalement des localités défavorisées de la province, telles que Oued Amlil et les quartiers populaires de Taza.

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Le mode opératoire était bien rodé : les prévenus faisaient miroiter l’obtention de contrats de travail légaux pour la France contre des sommes pouvant atteindre les 100 000 dirhams par personne. Pour enclencher la procédure fictive, les victimes devaient verser un acompte substantiel de 40 000 dirhams.

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Lors de l’audience de lundi, les avocats des parties civiles ont sollicité un report, le temps de finaliser les demandes de dédommagement pour leurs clients lésés. L’enquête, fruit d’une collaboration entre la police judiciaire de Taza et celle d’Oujda, avait permis la saisie de 49 passeports appartenant à des tiers, ainsi que divers documents, de l’argent liquide et du matériel informatique supposément utilisés pour crédibiliser cette vaste fraude.

Source de l’article : Bladi.net