Maroc.. Bilan historique de l’eau en moins de deux mois

Le Maroc enregistre 11,7 milliards de m³ d’apports hydriques en moins de deux mois. Un niveau inédit qui porte le taux de remplissage des barrages à 69,4 %, selon le ministre Nizar Baraka.

Rabat – Le Maroc vient d’enregistrer une performance hydrique exceptionnelle. Depuis le 12 décembre et jusqu’à aujourd’hui, les apports en eau ont atteint 11,7 milliards de mètres cubes en moins de deux mois, portant le total cumulé depuis le 1er septembre à 12,17 milliards de m³. C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, soulignant le caractère « historique » de cette évolution.

Des apports concentrés en quelques semaines

Selon les données communiquées, la quasi-totalité des apports enregistrés depuis le début de la saison hydrologique s’est concentrée sur une période inférieure à deux mois. À elle seule, cette séquence représente un volume comparable aux niveaux enregistrés sur des saisons complètes antérieures.

À titre de comparaison, la saison 2023-2024 avait totalisé environ 39 milliards de m³ sur l’ensemble de l’année hydrologique. Le rythme actuel confirme donc un redressement rapide et significatif de la situation hydrique nationale.

Barrages : un taux de remplissage de 69,4 %

Grâce à ces apports, le taux de remplissage des barrages au niveau national atteint désormais 69,4 %, avec un stock global avoisinant 11,6 milliards de mètres cubes d’eau mobilisée.

Cette amélioration marque un tournant après plusieurs années marquées par un stress hydrique sévère et une pression accrue sur les ressources.

Huit bassins dépassent 45 %

Le ministre a également précisé que huit bassins hydrauliques sur dix affichent désormais un taux de remplissage supérieur à 45 %.

Le bassin du Loukkos atteint 93 %, celui du Sebou 91 %, l’Oum Er-Rbia (Abou Regreg) 92 %, la Moulouya 57 %, le Tensift 82 %, le Souss-Massa 45 %, le Guir-Ziz-Ghris 59 %, tandis que le bassin de Drâa-Oued Noun affiche 33 %.

Un signal positif pour la sécurité hydrique

Ces chiffres constituent un indicateur fort pour la sécurité hydrique du Royaume, dans un contexte marqué par la variabilité climatique et la raréfaction des ressources en eau.

Si la vigilance reste de mise, cette dynamique offre une marge de manœuvre stratégique pour la gestion des barrages, l’approvisionnement en eau potable, l’irrigation agricole et la planification des politiques publiques liées à l’eau.

Cette « bilan historique de l’eau en moins de deux mois » s’impose ainsi comme un tournant majeur dans la trajectoire hydrique du Maroc.

Source de l’article : Industrie du Maroc

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