L’Union fait… le paradoxe
Il y a environ 5 mois, l’Union innovait. Le club pour la première fois depuis 4 ans démarrait l’année avec le même coach. Poco avait resigné, résigné. Par ailleurs, les Bruxellois déliaient les cordons de la bourse en attirant des Raul ou Scherpen au cœur d’une période de recrutement qui voyait débarquer des valeurs sûres du championnat national comme Zorgane, Patris ou plus tard Schoofs, encore une nouveauté. Plus tard, une autre tradition volait en éclat, celle de voir un joueur recruté la saison précédente éclore aux yeux de tous.
Bref l’Union championne se voulait un peu différente, noblesse oblige…
Aux 2/3 de la phase classique du championnat, le bilan est là. Comme le rappelait David Hubert, l’Union est celle qui a le mieux réussit jusqu’à présent puisqu’elle est en tête.
Les chiffres sont là. L’équipe termine 2025 avec le plus de points, le moins de défaites, le plus de buts inscrits, le moins de buts concédés et la meilleure différence de buts. En outre, les Saint-Gillois sont encore engagés sur les 3 fronts. Pas mal si l’on voit le verre à moitié plein.
Par contre si l’on voit le verre à moitié vide, on constate des signes de fragilités précoces en comparaison avec les saisons précédentes. Lors des derniers championnats, l’Union manquait de souffle en fin de parcours, ici l’année se termine sur un maigre 3/12 en Pro League et avec aucune victoire lors des 4 derniers matches.
Le 12e mois arrive à temps pour le champion. Celui de la pause, du reset, de la bouffée d’oxygène. Il faut dire qu’en plus des 20 journées de compétition domestique, l’équipe a dû encaisser 6 rendez-vous de Champions League, 2 tours de Coupe et 1 finale de Supercoupe. Un rythme qui mentalement et physiquement a manifestement usé le noyau. Tout comme le changement d’entraîneur. Un changement surprise, non attendu tant le couple Pocognoli-USG semblait couler de source désormais. L’arrivée de David Hubert si elle n’a pas bouleversé le plan de marche, ni l’institution a quand même secoué les certitudes de certains joueurs. Un nouveau patron veut toujours un peu imprimer sa marque de fabrique, il fait des choix et c’est normal.
La Champions League aussi est une découverte délicate. Il y a ces soirées particulièrement, ces apprentissages parfois douloureux, ces ascenseurs émotionnels qui rendent parfois un déplacement au Cercle plus compliqué qu’au RAMS Park d’Istanbul.
Les joueurs et le staff de l’Union ont désormais 8 jours de vacances pour récupérer, penser moins au football avant de reprendre le 4 janvier et reconstruire physiquement et mentalement un effectif pour affronter la suite.
La suite c’est Dender en Coupe le 14 janvier puis Malines en Championnat et le Bayern en Champions League.
Il faudra aussi gérer le mercato entrant et sortant. Le retour des joueurs de la CAN. La Ligue des Champions, la Coupe, les play-off, les sélections qui vont se constituer avec la Coupe du Monde.
Bref, l’Union inquiète un peu alors qu’elle est en tête. C’est le paradoxe et la preuve aussi que son statut a changé. Aujourd’hui on en attend toujours plus d’elle et ça aussi c’est une nouvelle difficulté qu’elle devra également gérer.
Source de l’article : RTBF



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