Louis Séguier joue les gros bras pour le grand et petit écrans

« Tu me verras à la télévision quand je serai grand » . Enfant, Louis Séguier, les yeux pétillants et la tête remplie de rêves, avait prévenu son grand-père. Pourtant, son parcours initial ne le destinait pas à embrasser une carrière d’acteur mais plutôt derrière les caméras.

Né à Carcassonne, Louis Séguier, 43 ans aujourd’hui, commence sa scolarité à Jeanne-d’Arc puis Stanislas où ses grands-parents, les Capdevila, officiaient comme professeurs.

À 16 ans, l’Audois part étudier en Angleterre, sa grand-mère étant Anglaise. Déjà bilingue, il veut « se reconnecter au côté anglo-saxon » . Il y termine le lycée, avant d’étudier l’art plastique au Norwich high school et d’exposer quelques portraits à Londres.

Après l’Angleterre, le futur acteur gagne Paris pour des études de réalisation. Petit déjà, avec Léa sa sœur, il se souvient s’être amusé à tourner des films avec la caméra de son père. « J’ai voulu savoir comment un acteur fonctionnait pour pouvoir en diriger. Je me suis donc inscrit au Cours Florent » . Pris au jeu, il devient comédien à Paris.

À l’opéra de Sydney

La famille ayant des attaches à La Réunion et en Australie, Louis Séguier rejoint d’abord cette île puis Sydney, « coup de cœur absolu » . Il y reste quinze ans. Là-bas, l’artiste consolide son parcours dramatique en intégrant le conservatoire national australien (où Mel Gibson et Cate Blanchett, entre autres, ont fait leurs classes) et acquiert les méthodes d’acting anglo-saxonnes bien utiles pour les productions internationales.

L’Audois monte aussi sur les planches du fameux opéra de Sydney. Du Shakespeare et des créations. Il participe à deux longs métrages. Puis retour dans l’Hexagone. « J’avais envie de jouer en France » . L’Audois rencontre son agent actuel, Camille (Time art). « Je comptais continuer ma carrière en Australie et passer des auditions à distance pour la France. Mon agent m’a dit que ce n’était pas réaliste » . Il s’était donné un an pour vivre de sa passion dans son pays d’origine. Et en quelques mois, il décroche un premier rôle dans Pamela Rose, la série.

En raison de son physique, Louis Séguier joue souvent les gros bras, comme policier, militaire, méchant… Il aurait pu et aimé devenir para au 3e RPIMa, comme la plupart de ses amis d’enfance. « J’adore ce côté famille, cette cohésion. » De cette envie, il lui reste le précieux brevet de parachutisme, décroché à 16 ans.

Pierre Niney…

Dans La petite histoire de France, tournage qu’il a particulièrement apprécié pour la bonne humeur qui y régnait, il est ainsi le « Turc » , garde du corps du frère du roi. Plus éprouvant, le tournage de la deuxième saison de Cœurs noirs (Amazon prime vidéo), diffusée depuis ce 19 janvier sur France 2. Dans cette série qui raconte l’intervention du Groupe 45 (forces spéciales françaises), en Irak contre Daech, Louis Séguier interprète un des principaux rôles, celui de Kevlar. Le tournage a duré quarante jours, étalés sur trois mois, au Maroc, puis un mois en studio à Paris. Au préalable, les acteurs avaient effectué un stage chez les commandos marine à Lorient. Autre gros tournage, l’an dernier, celui de la saison 4 de Lupin (Netflix) : la diffusion est prévue cet automne. Louis Séguier y endosse le rôle de policier. On n’en dira pas plus…

Cette année, l’acteur ambitionne de retourner… derrière la caméra. Son film se déroulera en France au début de la révolution industrielle. En 2008, l’artiste avait d’ailleurs réalisé un premier long-métrage, Vipercops « un urban spaghetti » (western en milieu urbain). « J’aimerais aussi remonter sur scène pour le théâtre » , rajoute celui qui rêve d’interpréter du Molière ou du Tennessee Williams.

Source de l’article : ladepeche.fr