Loi de Finances 2026 : AGR salue une dynamique macroéconomique sans précéden
La Loi de Finances (LF) 2026 s’inscrit dans une conjoncture économique particulièrement porteuse, qualifiée de rarissime, marquée par une orientation quasi unanime des principaux indicateurs macroéconomiques et des perspectives économiques favorables, selon Attijari Global Research (AGR). « C’est une situation rarissime à laquelle nous sommes témoins. Pour l’économie du Maroc, les astres s’alignent. Les agrégats sont tout à fait séduisants en cette année 2025 et les perspectives économiques particulièrement prometteuses » , souligne AGR dans son « Research report – Macroeconomy » du mois de janvier, intitulé « Maroc: LF 2026, un niveau de revenus rassurant… des engagements encore plus élevés » .
L’économie nationale bénéficie, en 2025, d’une conjoncture exceptionnelle, avec une croissance du PIB estimée à 5%, portée par des performances sectorielles jugées très rassurantes, notamment dans l’agriculture, l’industrie, le tourisme et l’énergie, poursuit la même source.
En outre, les analystes d’AGR relèvent que le taux de remplissage des barrages a atteint 42,5%, traduisant une amélioration notable des conditions agricoles, tandis que le taux d’utilisation des capacités industrielles s’est établi à 79%. Le tourisme affiche, pour sa part, près de 19,8 millions d’arrivées, alors que la facture énergétique bénéficie d’un prix du baril durablement inférieur à 60 dollars. Sur le plan budgétaire, le rapport note une progression soutenue des recettes ordinaires au cours des quatre dernières années, avec une hausse moyenne annuelle de près de 30 milliards de dirhams (MMDH). La charge de compensation ne représente plus qu’environ 1% du PIB, tandis que l’investissement public atteint des niveaux records, dans un contexte de recul continu du déficit budgétaire et de l’endettement.
Au niveau monétaire, en 2025 l’inflation devrait atterrir au niveau de 0,8%. Les encours crédits accélèrent leur progression à 6,2%, tandis que le taux de créances en souffrance se situe en novembre à 8,7%, stable par rapport à l’année précédente.
Par ailleurs, le climat des affaires est tout à fait favorable avec de grandes percées sur le plan diplomatique, un regain de la notation « Investment Grade » , et une démonstration réussie de la capacité du pays à réaliser des projets d’envergure et d’organiser des évènements de taille selon les standards internationaux.
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Selon AGR, la LF 2026 retient une hypothèse de croissance de 4,6%, jugée réaliste, voire conservatrice, au regard des conditions climatiques favorables. La valeur ajoutée (VA) agricole progresserait de 7,9%, tandis que la VA non agricole enregistrerait une hausse de 4%.
Du côté de la demande, la formation brute de capital fixe (FBCF) devrait constituer un moteur clé de la croissance, avec une progression de 6,6%, soutenue par la poursuite des grands projets structurants, le rebond des investissements directs étrangers (+40% en 2025 après +55% en 2024) et la forte dynamique des crédits à l’équipement. La consommation des ménages maintiendrait, pour sa part, une évolution positive (+3,7%), bénéficiant d’une inflation modérée attendue à 1,3% en 2026 après 0,8% en 2025, ainsi que de la bonne tenue des transferts des Marocains du monde et des crédits à la consommation.
S’agissant des hypothèses macroéconomiques, AGR indique que la LF 2026 repose notamment sur un prix du baril de 65 dollars, une parité euro/dollar à 1,17 et une croissance de la demande étrangère de 2,3%, portée par le raffermissement de l’activité chez les principaux partenaires commerciaux du Maroc, notamment la France et l’Espagne.
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En matière de finances publiques, les recettes ordinaires devraient progresser de 38 MMDH pour atteindre 433 MMDH, tirées par la croissance économique, la poursuite des réformes fiscales, la réduction des exonérations et le renforcement des efforts de recouvrement. Les recettes non fiscales enregistreraient, en revanche, un repli de 9 MMDH, tout en se maintenant à un niveau soutenu de 63 MMDH.
Concernant les dépenses, le think tank relève une hausse de la masse salariale de 15 MMDH à 195 MMDH, sous l’effet des recrutements et des revalorisations salariales, tandis que les dépenses de compensation reculeraient à 14 MMDH, ne représentant ainsi que 0,8% du PIB.
L’investissement public atteindrait, quant à lui, 380 MMDH, en hausse de 40 MMDH, traduisant, selon AGR, l’engagement ferme du Maroc à poursuivre ses projets structurants, notamment dans les infrastructures, le développement territorial, l’eau et les services sociaux de base, avec une concentration significative dans les régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Marrakech-Safi.
Source de l’article : H24info



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