Limoges : carton plein pour la Fête des couleurs du Secours populaire, qui célèbre ses actions à l’international

Limoges : carton plein pour la Fête des couleurs du Secours populaire, qui célèbre ses actions à l’international

Nana a 9 ans, sa famille est arrivée de la Géorgie il y a quelques années, ce n’est pas la première fois qu’elle vient ici, « parce qu’il y avait des amis qui venaient. Avant j’étais venue et c’était bien, donc je suis revenue » , résume simplement la fillette. C’est devenu un rendez-vous aussi pour l’une de ses copines, Ibtisam, qui aime beaucoup la braderie : « Il y a plein de jouets ! » .

L’international, « ça fait partie de l’histoire du Secours populaire » La braderie qui participe à financer les actions du Secours populaire en dehors de France. « Ça fait partie de l’histoire du Secours populaire, explique Thierry Mazabraud, secrétaire général du Secours populaire de la Haute-Vienne. Nos actions concernent Haïti, où nous accompagnons une association qui s’appelle SM Haïti pour le fonctionnement d’une école. Madagascar où nous accompagnons une association, Acles, qui travaille sur la scolarisation des enfants, des programmes de santé, on a financé le creusement d’un puits l’année dernière, prochainement l’arrivée d’équipes médicales sur le village [de Tanabomby] pour un travail de consultation… » La section locale fait aussi partie de plusieurs projets liés au Kosovo (depuis la guerre des Balkans), à la Turquie (depuis le tremblement de terre en 2023), ou encore l’Ukraine. « Les gamins viennent spontanément » De l’autre côté du pavillon on trouve plusieurs petits ateliers créatifs pour les enfants, comme l’atelier cartes postales. « On leur demande de dessiner ce qu’ils ont envie, leur maison, leur école, leurs copains, ce qu’ils veulent. Ce sont des cartes qui vont être envoyées à Copain du monde du Maroc. Donc les gamins viennent spontanément, ils sont contents, ils mettent un petit mot » explique Joëlle Aznag, bénévole au dossard bleu qui aide les plus petits à faire parler leur créativité.

Envoi de cartes aux enfants marocains

Nana joue sur les emblèmes culinaires du Maghreb, avec le drapeau marocain, elle dessine un plat de couscous. Ibtisam dessine plutôt une maison, un parc, mais à côté de son drapeau marocain, elle a écrit « Je suis algérienne » . Chauvinisme ou volonté de marquer sa proximité avec des enfants marocains, dans tous les cas, cette approche autour de l’identité personnelle permet d’aborder en douceur la thématique de l’altérité. « Un enfant regarde un enfant tout simplement, de n’importe quel pays » Samiha, s’occupe de l’atelier fabrication de masques, elle qui travaille en cantine scolaire en dehors de son temps au Secours populaire. « Même en plein repas, ils nous parlent de ce qu’il se passe actuellement, ce n’est pas juste pour les enfants. Des enfants qui ne sont pas du tout sortis du Limousin et qui connaissent les bombardements. C’est nous adultes, qui leur avons un petit peu volé leur innocence » , se désole la bénévole au milieu de l’actualité internationale dont les enfants voient des bribes dans les médias. Pourtant, « un enfant regarde un enfant tout simplement, de n’importe quel pays, de n’importe quelle couleur, de n’importe quelle religion. » La journée a fini par le traditionnel lâcher de ballons de baudruche multicolores. 110 bénévoles ont tenu les stands toute l’après-midi.

Source de l’article : francebleu.fr

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