Libéralisation du capital des officines : le ministère de la Santé calme la colère des pharmaciens
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale a rassuré les pharmaciens concernant la proposition de libéralisation du capital des officines émanant du Conseil de la concurrence. Cette question « ne s’inscrit nullement dans la vision opérationnelle du ministère ni du gouvernement » , a indiqué un communiqué conjoint des trois centrales syndicales.
Une réunion a été organisée au siège du ministère, en présence des représentants des trois centrales syndicales représentant les pharmaciens d’officine au Maroc, à savoir la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc, l’Union nationale des pharmaciens du Maroc et le Syndicat national des pharmaciens du Maroc, pour discuter de la proposition du Conseil de la concurrence qui avait créé un mouvement inattendu de contestation au sein de la profession.
Lors de cette réunion, « les syndicats des pharmaciens ont exprimé clairement leur rejet catégorique de cette proposition, qu’ils considèrent erronée tant dans sa méthodologie que dans son contenu, compte tenu de l’approche unilatérale et exclusive adoptée par le Conseil » , indique un communiqué parvenu à Hespress FR.
Les pharmaciens dénoncent ce qu’ils ont appelé une « tentative de s’appuyer sur des données partielles et des éléments de preuve incomplets pour ouvrir un débat sensible concernant l’un des piliers du système national de santé » .
Cela révèle, selon eux, des dysfonctionnements méthodologiques évidents dans la manière de traiter ce dossier et rappelle certaines erreurs passées du Conseil dans des dossiers similaires.
Dans ce contexte, « la réponse du ministre de la Santé et de la Protection sociale a été ferme et rassurante » , ont-ils déclaré, en soulignant que le ministre a explicitement affirmé que la question de la libéralisation du capital des pharmacies « ne s’inscrit nullement dans la vision opérationnelle du ministère ni du gouvernement » .
Il a également été souligné que la pharmacie demeure un établissement de santé essentiel jouant un rôle central dans la garantie de la sécurité du médicament et dans la protection de la santé des citoyens.
Le ministre, ont poursuivi les syndicats, a également « renouvelé son engagement envers les accords conclus avec les centrales syndicales le 6 avril 2025, affirmant que le ministère poursuivra le chantier de réforme du secteur pharmaceutique afin de le sortir de la crise qu’il traverse » , dans le cadre d’un dialogue responsable et d’une concertation étroite avec les centrales syndicales des pharmaciens.
Dans ce cadre, une nouvelle rencontre devrait être organisée, selon le compte rendu de la réunion. Par ailleurs, cette réunion entre le ministère et les pharmaciens a permis de discuter d’autres éléments, notamment de la mise en œuvre des résultats des accords précédents entre le ministère de tutelle et les syndicats, de la question du dahir de 1922, du dossier des médicaments vétérinaires, du projet de loi relatif aux compléments alimentaires, du dossier des médicaments génériques et de la liste des excipients à effets connus, ainsi que de la carte sanitaire.
Source de l’article : Hespress Français – Actualités du Maroc



Laisser un commentaire