LGV Kénitra-Marrakech : L’ONCF sécurise les gazoducs avant les travaux ferroviaires
La future LGV Kénitra-Marrakech mobilise une coordination étroite entre l’ONCF et l’ONHYM. Des travaux ciblés sécurisent les gazoducs traversant le tracé, assurant à la fois la continuité de l’approvisionnement énergétique et la sécurité des usagers de la nouvelle ligne.
Le déploiement de la future Ligne à Grande Vitesse (LGV) entre Kénitra et Marrakech, un projet d’envergure nationale, requiert une coordination méticuleuse entre les entités publiques. L’Office National des Chemins de Fer (ONCF) a récemment initié un processus crucial visant à garantir l’intégrité des infrastructures gérées par l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM). Cette démarche proactive est essentielle pour prévenir tout risque lié au chevauchement des réseaux et assurer la sécurité des usagers. L’ambition de moderniser le transport ferroviaire à travers cette nouvelle dorsale à haute performance ne saurait se faire au détriment de la fiabilité des réseaux énergétiques vitaux.
L’itinéraire retenu pour cette nouvelle ligne ferroviaire croise en plusieurs points des canalisations existantes dédiées au transport de gaz. Ces conduites, dont les diamètres varient, notamment celles de quatre et huit pouces, représentent un enjeu de taille en matière de sécurité publique et opérationnelle. L’ONCF a donc mandaté une série d’opérations spécialisées pour pallier cette contrainte d’interférence. Il ne s’agit pas seulement de consolider les ouvrages, mais d’assurer la pérennité de l’approvisionnement énergétique sans entraver l’avancement du chantier ferroviaire. L’objectif primordial est de concilier l’expansion du réseau ferré avec la préservation des installations de l’ONHYM, garantissant ainsi la continuité du service gazier durant toute la phase de construction.
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Le cahier des charges de cette initiative définit précisément les modalités d’exécution, de réception et de facturation des ouvrages. Les opérations englobent l’ensemble des études préalables, la fourniture des matériaux, l’exécution des travaux de déviation ou de renforcement, ainsi que les essais de conformité rigoureux. L’enveloppe budgétaire globale allouée à ces mesures de mise en sûreté est estimée à 4,5 millions de dirhams (MDH). La durée totale d’exécution de ce marché est fixée à quatre mois, un délai qui permet d’intégrer ces aménagements dans la planification globale du projet de la Ligne à Grande Vitesse Kénitra-Marrakech.
Trois intersections spécifiques ont été formellement identifiées comme nécessitant une intervention prioritaire et des travaux de sécurisation. Le premier point critique concerne un gazoduc de huit pouces qui intersecte l’axe LGV n° 1 au niveau de la Route Nationale N1. Un second point, également sur une conduite de huit pouces, se situe sur l’axe LGV n° 2, à proximité de la Route Nationale N4. Enfin, un troisième croisement implique un gazoduc de quatre pouces sur l’axe LGV n° 1. Ces travaux de protection et de déviation sont cruciaux pour isoler les infrastructures gazières de l’impact potentiel des travaux ferroviaires, assurant ainsi la sécurité des installations et des futurs usagers de la LGV.
Cette collaboration inter-organismes illustre l’approche intégrée adoptée par le Royaume pour le développement de ses infrastructures stratégiques. En mutualisant les efforts et en planifiant méticuleusement la gestion des interférences, l’ONCF et l’ONHYM démontrent un engagement fort envers la sécurité et l’efficacité. La réussite de ce type de coordination est un indicateur clé de la maturité des grands projets d’infrastructure nationaux, où la synergie entre les différents acteurs est la clé pour atteindre les objectifs de développement économique et social.
Source de l’article : Maroc Diplomatique


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