LGV Kénitra-Marrakech: les fondations du pont ferroviaire achevées

Les travaux de fondation du pont ferroviaire de la ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra–Marrakech sont arrivés à leur terme, selon une communication technique du projet. Long de 440,25 mètres, l’ouvrage repose sur une structure mixte acier-béton et a été dimensionné pour une vitesse de circulation pouvant atteindre 320 km/h.

Le pont comprend 166 pieux forés, réalisés par forage rotatif, d’un diamètre de 1,6 mètre et d’une longueur variant entre 10 et 22 mètres. Depuis le lancement du chantier, les équipes ont adopté une organisation fondée sur une préparation rigoureuse, avec la constitution de groupes techniques spécialisés et la tenue de réunions conjointes associant conception et supervision.

La méthode retenue s’est appuyée sur le principe du prototype préalable et sur un mécanisme de réception du premier élément, permettant de garantir à la fois la conformité des procédés et la qualité d’exécution. Face aux contraintes liées au relief accidenté et à la complexité géologique du site, les accès de chantier et les schémas d’implantation des pieux ont été ajustés afin de limiter les risques d’effondrement et de réduction de diamètre.

Un dispositif de contrôle strict, fondé sur des essais exigeants, a également permis de mettre en place un système complet de traçabilité de la qualité, depuis les matériaux utilisés jusqu’aux ouvrages achevés. Durant la phase d’exécution, le projet a mobilisé des ressources locales, tant sur le plan administratif que matériel, tout en composant avec des défis liés à la coordination interculturelle, à l’allongement des délais d’approvisionnement et à des conditions climatiques marquées par des précipitations continues.

Selon les responsables du chantier, le maintien d’un mode opératoire continu, associé à une application rigoureuse des règles de sécurité, a permis d’assurer une progression ordonnée et efficace des travaux. L’achèvement des fondations du pont constitue désormais une étape clé, ouvrant la voie aux travaux de superstructure, notamment la pose des tabliers, qui seront conduits sous un contrôle strict des exigences de sécurité, de qualité et de délais.

La LGV Kénitra–Marrakech figure parmi les projets ferroviaires structurants du Royaume. Longue de 430 kilomètres, conçue pour une vitesse d’exploitation de 320 km/h et divisée en dix tronçons, elle vise à renforcer la continuité des liaisons entre les principales agglomérations et à accompagner les besoins de mobilité attendus, notamment à l’approche de la Coupe du monde de football de 2030.

Source de l’article : lareleve.ma