Levée de l’immunité de Farba Ngom pour de nouveaux chefs…

Levée de l’immunité de Farba Ngom pour de nouveaux chefs…

Les députés se réunissent en séance plénière, ce lundi 9 février 2026, pour ratifier la liste des membres de la Commission ad hoc. Cette instance devra statuer sur la levée de l’immunité parlementaire de Mouhamadou Ngom dit Farba Ngom, visé par une nouvelle enquête pour « trouble à l’intégrité de la Justice et à l’ordre public » , alors qu’il est déjà incarcéré pour blanchiment de capitaux.

Une rencontre décisive à l’Hémicycle : l’Assemblée nationale a annoncé la convocation des députés ce lundi à 10h pour une étape cruciale de la procédure parlementaire.

L’ordre du jour porte sur la ratification des membres de la Commission ad hoc chargée d’examiner la demande de levée de l’immunité de Mouhamadou Ngom. Cette procédure fait suite aux graves accusations portées par la ministre de la Justice, Garde des sceaux, Mme Yassine Fall.

Déjà placé sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025 pour une affaire présumée de blanchiment de capitaux portant sur 125 milliards de francs Cfa, le maire de Agnam (région de Matam) et proche de l’ex-Président Macky Sall est de nouveau dans la tourmente. Lors d’un point de presse tenu le 13 janvier dernier, la Garde des sceaux a révélé la découverte de deux téléphones portables dans la cellule de M. Ngom, pourtant détenu dans une unité réservée aux prisonniers malades à Dakar. Selon les déclarations de la ministre, l’exploitation de ces appareils a révélé des activités jugées d’une « extrême gravité » : des centaines d’appels et de messages échangés avec des personnalités politiques, des journalistes et des avocats, incluant des contacts à l’international (Etats-Unis, Autriche, Maroc, Mali et Bangladesh) ; la possession et le partage de documents judiciaires confidentiels, notamment des procès-verbaux ; la découverte de contenus à caractère p0rn0graphique et d’échanges relatifs à des actions susceptibles de troubler l’ordre public.

Un état de santé remis en question

Au-delà des infractions supposées au règlement intérieur des établissements pénitentiaires, la ministre Yassine Fall a souligné que l’usage intensif de ces téléphones et la nature des activités du détenu « ne corroboreraient pas l’existence d’une pathologie incompatible avec l’incarcération » , argument jusqu’ici mis en avant par la défense de M. Ngom pour obtenir sa libération. Cette nouvelle procédure parlementaire intervient un an après une première levée d’immunité, votée le 24 janvier 2025, qui avait permis son placement en détention dans le dossier géré par le Pool judiciaire financier (Pjf).

Si l’homme d’affaires Tahirou Sarr, impliqué dans la même procédure, a bénéficié d’une liberté provisoire, Farba Ngom reste, lui, au centre d’une bataille judiciaire et politique qui s’intensifie.

Source de l’article : La Vie Senegalaise

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