Les tarifs et prestations qui ont augmenté au 1er janvier 2026

On poursuit sur le terrain des revalorisations tarifaires avec les services offerts par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), qui a fait l’objet d’annonces particulièrement tôt cette année.

Autres augmentations liées à l’immigration, les frais à l’appui d’une demande de sélection temporaire ou d’une demande de sélection permanente auprès du MIFI sont revalorisés au 1er janvier.

Ainsi, les droits exigibles pour l’examen d’une demande de sélection temporaire pour études s’élèvent cette année à 135 $ CAN.

Dans le cadre d’un permis de travail temporaire soumis à l’EIMT, les droits exigibles pour l’évaluation des effets d’une offre d’emploi temporaire sur le marché du travail au Québec présentée par un employeur s’élèvent désormais à 233 $ CAN (payables par l’employeur), et il en va de même des frais relatifs à la demande de sélection temporaire au titre de travailleur étranger temporaire : 233 $ CAN, payables par l’employeur ou le travailleur directement.

Dans le cadre d’une demande de sélection temporaire pour études, l’étudiant doit apporter la preuve de sa capacité financière à subvenir à ses besoins au cours de sa scolarité. Or, à compter du 1er janvier 2026, la grille a très fortement augmenté, et s’élève désormais à 24 617 $ CAN pour un étudiant seul, y compris s’il a moins de 18 ans.

Enfin, si vous présentez, après y avoir été invité dans le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), une demande de sélection permanente en vue d’obtenir un certificat de sélection du Québec, il en coûtera cette année :

940 $ CAN au requérant principal, et si applicable

201 $ CAN pour son époux ou conjoint de fait, ainsi que

201 $ CAN par enfant à charge.

Pour un tour complet des majorations opérées, consultez le document mis à disposition par le MIFI.

Le prix des loyers. Chaque année au mois de janvier, le Tribunal administratif du logement (TAL) publiait les pourcentages recommandés dans le calcul d’ajustement des loyers. Mais une modification du mode de calcul de la hausse moyenne suggérée, notamment basée sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation au cours des trois dernières années et les l’amortissement des dépenses d’immobilisation par le propriétaire (en clair, un seuil fixe de 5 % des travaux réalisés sur l’immeuble), exonère désormais le TAL d’une telle recommandation. Or, plusieurs organismes craignent déjà l’impact du nouveau mode de calcul, en particulier la nouvelle règle d’amortissement, sur la hausse réelle des loyers. On rappelle que les loyers à Montréal ont augmenté de 7,2 % en 2025, la plus forte hausse des grandes villes au Canada.

Sur le terrain de la santé, maintenant. Lors d’une inscription à la RAMQ pour la première fois, l’inscription à l’assurance médicaments est automatique. Pour autant, les médicaments ne sont pas gratuits : une partie doit être payée, dont le plafond est revalorisé chaque année. À ce jour, il s’établit à 102,64 $ CAN mensuels. Dans le cas d’une couverture par le régime public, il faut payer une prime annuelle, dont le plafond est lui aussi actualisé tous les ans, allant de 0 $ CAN à 766 $ CAN. Cette prime est perçue lors de la déclaration annuelle de revenus. Ces tarifs sont en vigueur depuis le 1er juillet 2025, et seront donc révisés le 1er juillet 2026.

Toujours au sujet de la santé, certains étudiants étrangers inscrits au collégial bénéficient d’un accord de sécurité sociale entre leur pays d’origine et le Régime de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Il s’agit des pays suivants : Belgique, Danemark, Finlande, France, Grèce, Luxembourg, Norvège, Portugal, Roumanie, Serbie et Suède. Tous les autres doivent obligatoirement souscrire au régime collectif d’assurance maladie et hospitalisation des étudiants étrangers, pour être admis par leur cégep. Le montant annuel de la prime est réévalué chaque année. De telles primes sont également à prévoir pour les étudiants étrangers inscrits dans une université du Québec. Elles sont généralement calculées par semestre de cours, et elles aussi revalorisées chaque année. Voir par exemple la grille tarifaire appliquée par l’Université Laval.

Source de l’article : Immigrant Québec