Les cultures de fruits rouges et d’avocat perçues comme les filières les plus dynamiques
Un récent sondage réalisé auprès d’acteurs du secteur agricole met en lumière la perception des professionnels quant aux filières marocaines présentant aujourd’hui le plus fort potentiel de développement. Les résultats traduisent une tendance claire en faveur des cultures à haute valeur ajoutée destinées à l’export.
Selon les réponses recueillies, les cultures de fruits rouges et d’avocat arrivent largement en tête avec 54 % des suffrages. Cette préférence reflète la dynamique actuelle de ces productions au Maroc, portée par une forte demande sur les marchés internationaux et par les investissements importants réalisés ces dernières années dans les bassins de production, notamment dans les régions du Loukkos, du Gharb et du Souss-Massa.
les cultures de fruits rouges et d’avocat arrivent largement en tête avec 54 % des suffrages
Le développement rapide de la filière des fruits rouges s’inscrit dans une stratégie d’exportation bien structurée. D’après les données de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine des Fruits Rouges (Interproberries Maroc), le Maroc figure aujourd’hui parmi les principaux exportateurs mondiaux de framboises et de myrtilles, avec des volumes en croissance constante ces dernières années.
L’avocat marocain connaît également une expansion remarquable, notamment dans les zones du Gharb et du Loukkos. Selon les données de Morocco Foodex, les exportations d’avocats marocains ont fortement progressé au cours des dernières campagnes, profitant d’une demande soutenue en Europe et d’un positionnement de plus en plus compétitif du Royaume sur ce marché.
En seconde position du sondage figurent les filières fruits et légumes d’export comme la tomate, le poivron ou la courgette, qui recueillent 27 % des votes. Ce résultat confirme l’importance stratégique du secteur horticole marocain, particulièrement dans les productions maraîchères sous serre destinées aux marchés européens.
L’arboriculture traditionnelle, notamment l’olivier et les agrumes, arrive en troisième position avec 19 % des réponses. Ces filières demeurent structurantes pour l’agriculture nationale et représentent des surfaces importantes, mais leur potentiel de croissance est parfois perçu comme plus mature par les professionnels.
Enfin, les grandes cultures n’ont recueilli aucun vote dans ce sondage. Cette perception peut s’expliquer par la forte dépendance de ces productions aux conditions climatiques et par leur rentabilité souvent plus limitée comparée aux cultures d’export intensives.
Ces résultats illustrent l’évolution des priorités économiques dans l’agriculture marocaine, où les filières orientées vers l’export, la valeur ajoutée et l’innovation technique semblent concentrer l’essentiel des attentes et des investissements du secteur.
Source de l’article : AgriMaroc



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